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Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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jeudi 10 décembre 2015

LOUP, CONFÉRENCE, DROIT DE RÉPONSE A PATRICE COSTA, dans le Républicain Lorrain

Pour faire suite à l'article paru dans le Républicain Lorrain, sous le titre :
"Thionville. Le retour de ces animaux "grands prédateurs" dans l'Est".
 Bien que je trouve la présentation de cette conférence de bon ton, ce qui est rarement le cas de la part des défenseurs du loup, il semble opportun de rectifier certaines affirmations de Patrice Costa. !

"Ce sont des animaux qui ont une activité de chasse et qui réalisent des prédations sur les cheptels domestiques. Ils sont mal vus, notamment le loup par la confédération paysanne. Les éleveurs ont, durant toute l’année, le couteau sous la gorge et les moutons tués par l’animal sont bien souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Aujourd’hui, aucune solution ne permet de protéger totalement les troupeaux. »

 "Ce sont des animaux qui ont une activité de chasse et qui réalisent des prédations sur les cheptels domestiques" rien à dire, sinon que ,comme le précise l’Institut Européen pour les Grands Carnivores (L.C.I.E. en anglais) :
« Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage,... , afin que le pastoralisme ne perturbe pas les carnivores. /…/ »


"Ils sont mal vus, notamment le loup par la confédération paysanne." Ils sont surtout mal vus à cause des déclarations du L.C.I.E et de la condamnation du pastoralisme par les associations de défense du loup. Par contre, difficile de comprendre pourquoi stigmatiser  la confédération Paysanne, alors que aujourd'hui, tous les syndicats ont pris le train en marche face à la mise en péril de l'élevage traditionnel.
 Ce sont les associations d'éleveurs et bergers, crées par l’absence de prise de position des syndicats, y compris la Confédération,  qui ont saisi en premier, le drame social, humain, économique et  environnemental engendré par le retour des   loups dans les zones d'"élevage à l'herbe".

"Les éleveurs ont, durant toute l’année, le couteau sous la gorge et les moutons tués par l’animal sont bien souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase"
Pourtant le loup ne s'attaque principalement qu' à la filière qui a su tirer son épingle du jeu ; les agneaux labellisés se vendent bien. "L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs." c.f. coop Agneau de Sisteron
De plus, la prédation n'est pas une goutte d'eau, mais un torrent dévastateur, qui en plus du massacre des animaux, apporte toute une série de contraintes humainement insupportables :  animaux disparus non indemnisés, avortements, blessures, refus des chaleurs, baisses de rendement, pertes financières, stress des bergers et des chiens, heures de travail supplémentaires non rémunérées et non reconnues socialement, sentiment d'impuissance et d'abandon des ruraux qui conduit à la dépression.... toutes ces conséquences font que le pastoralisme sera sacrifié sur l'autel du loup car :

 "Aujourd’hui, aucune solution ne permet de protéger totalement les troupeaux."
 Voilà une affirmation dont les éleveurs et bergers, ainsi que les organismes officiels en charge du pastoralisme, ont compris depuis bien longtemps la réalité.
"Cela fait 22 ans que les éleveurs mobilisent de plus en plus massivement tous les moyens de protection possibles et imaginables. Cela fait plus de 20 ans que la situation s’aggrave d’année en année jusqu’à atteindre aujourd’hui un niveau de plus en plus insupportable, alors même que l’expérience des éleveurs  s’approfondit  de saison en saison. Le diagnostic technique de la crise que représente le loup pour l’élevage est aujourd’hui acquis et très largement partagé, notamment avec les services de l’Etat." C.F. Laurent Garde CERPAM

A la question du Républicain:  "Quels rôles jouent-ils dans la biodiversité de notre région ?"

Patrice Costa répond « Ce sont des super-prédateurs. Ils assurent un rôle sanitaire en chassant des proies malades ou âgées. »
Patrice Costa ne peut ignorer à ce point l'éthologie du loup :
Le loup, comme tous les prédateurs, frappe toujours le maillon faible (maillon  le plus facile à prédater) de la chaîne alimentaire ; L’espèce majoritaire du régime alimentaire d’un loup est en général l’espèce la plus abondante de la région, à condition que sa prédation ne soit pas trop dangereuse (les troupeaux?) . Il s’attaque de préférence aux individus jeunes, âgés, malades ou les individus qui sont un peu gênés dans la neige pour se déplacer, les femelles en fin de gestation payent un lourd tribut et il sait aussi s’attaquer aux animaux en pleine santé.




  "Quels rôles jouent-ils dans la biodiversité ?" " Ils ne sont pas là par hasard." C'est bien la question que se posent les acteurs ruraux qui ont choisit le pastoralisme, grand pourvoyeur de biodiversité:

Rappelez vous"Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage,..."

En France, 84 % des surfaces classées en " haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air C.N.R.S.

la disparition des systèmes traditionnels de pâturage tend à s’accompagner de pertes importantes de biodiversité. » F.A.O.

Le pastoralisme constitue un exemple de secteur d’investissement au sein duquel le double objectif de développement et de conservation de la biodiversité peut être atteint (convention sur la diversité biologique)

Le pastoralisme est vital pour conserver les grandes zones d’habitat naturel et semi naturel. Ce faisant l’abandon du pastoralisme constitue une menace pour la biodiversité. U.I.C.N.

Dans les régions de moyenne et haute montagne d’Europe continentale, l’élevage est attendu par les acteurs, notamment les Parcs naturels régionaux, comme un levier pour l’entretien des paysages et de la biodiversité, mais également pour ses produits de terroir qui stimulent le développement des économies locales. CIRAD

Que le loup vive ! oui, au milieu de ses proies sauvages à chasser, en agissant pleinement selon sa nature sans être obligé de se transformer de merveilleux chasseur en misérable cambrioleur assassin qui pénètre dans les espaces où sont enfermées ses victimes, les animaux d'élevages traditionnels à l'herbe. cf Lucia Morelli, psychosociologue


Mais quel est le rôle du loup dans une nature anthropisée* composée de zones d'élevages de pays à fortes densité humaine?


 * anthropisé : Qui est modifié par la présence humaine.






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