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Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)


Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements

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mardi 22 novembre 2016

LETTRE OUVERTE AU GROUPEMENT NATIONAL LOUP

Lettre ouverte au Groupe National Loup

Association des Eleveurs et Bergers du Vercors-Drôme Isère

Fédération Départementale Ovine de la Drôme

Association « Le Cercle » Lozère



Le 17 Novembre aura lieu un GNL dédié à la formalisation d’un test de comportement sur les
chiens de protection.

Ce test est censé permettre de déterminer l'aptitude du chien au gardiennage mais également
d'identifier les reproducteurs pour sécuriser la filiation.
Ces épreuves visent à évaluer la « qualité pastorale » du chien et sa « stabilité émotionnelle ».
Elles devraient permettre d’acter un programme de sélection des chiens même si cet objectif
n’est pas clairement exprimé.

Ces tests ont été mis au point avec la participation de la Pastorale des Pyrénées groupe pro-
ours notoire, proche de Ferus.
Nous ne connaissons que trop les intérêts matériels de la Pastorale des Pyrénéenne et sa
proximité avec les écologistes pour lui accorder le moindre crédit et savoir que son principal
intérêt dans cette affaire est mercantile.

Ceux qui travaillent quotidiennement avec des chiens de protection ne veulent pas de tels
tests. La mise en situation proposée est très loin de nos réalités professionnelles et des
conditions de travail de nos chiens dont les réactions dépendent de multiples facteurs.
Et que penser de tests sur des chiens à 18 mois alors qu’ils ne sont « matures » qu’à 3 ans ?

Nous pressentons que d’autres objectifs sont sous-jacents comme :
* nous imposer des races de chiens de protection, les autres étant exclues des aides à
l’acquisition et l’entretien,

* nous empêcher des ventes ou échanges de chiens entre éleveurs, au bénéfice de vendeurs de
chiens,

* nous contraindre à nous séparer de nos chiens actuels pour nous en faire acheter d’autres
etc.

Nous aussi, souhaitons prévenir la mise en cause pénale ou civile des éleveurs et des
incidents de morsures mais nous pensons que cela passe surtout par l’éducation de ceux qui
approchent les troupeaux.

La plupart de nos chiens ne sont pas agressifs envers les hommes ayant un comportement
adapté. Ils sont capables de protéger nos troupeaux mais il ne s’agit pas de machines, ils sont
fatigables, irritables et soumis à d’extrêmes pressions. Les loups ou les hybrides n’ont plus
peur des hommes, encore moins des chiens, ils sont de plus en plus organisés, hardis et
nombreux à les affronter et n’éprouvent aucune crainte. Quel avenir pour les chiens qui ne
réussiront pas le test ?

Une mise à la retraite anticipée de nos chiens les plus efficaces qu’il faudra garder attachés et
nourrir à nos frais alors qu’ils ne serviront plus à rien ? Faut-il rappeler que nous avons
introduits ces chiens par contrainte ? Que les chiens, comme les éleveurs sont des êtres
sensibles ....Ceux d’entre nous qui seront opposés au fait de garder des chiens rendus inutilesseront en droit de considérer qu’ils appartiennent à l’Etat qui les a subventionnés et pourront
toujours les confier à la Société Centrale canine ou à la Pastorale de Pyrénées....

Nous refusons que des tiers, surtout pro-prédateurs, nous imposent une sélection de chiens de
protection dont l'intérêt serait de créer certes des lignées de chiens parfaitement inoffensifs
pour les promeneurs mais également pour les loups. Si le testeur est pro-loup (ce qui est le cas
de la Pastorale et de nombreux agents DDT) ou vendeur de chien, quelle confiance accorder à
l’interprétation du test ?

Ce test met le chien dans des conditions de travail inhabituelles. Les éleveurs connaissent
mieux que personne les « qualités pastorales » de leurs chiens par des pratiques quotidiennes
aux facettes multiples. Ce test condamne par avance les éleveurs qui le refuseraient dans le
cas où un de leurs chiens ferait preuve d’agressivité. Il permettra la sélection et surtout le
business autour de la vente de chiens pour remplacer ceux considérés comme « inaptes ».
Dans les Alpes, des éleveurs ont maintenant une expérience de près de 20 ans avec les chiens
de protection. Un éleveur varois, approche les 35 ans d'expérience avec des Montagnes des
Pyrénées.
Ces éleveurs n'ont pas été consultés. Ce test est-il vraiment conçu dans l’intérêt des éleveurs
et des bergers ? Si c’était le cas il permettrait à l’Etat de prendre en charge la responsabilité
juridique des chiens de protection car il aurait une véritable fiabilité.

Mais peut-être est-ce davantage l’intérêt des marchands de chiens qui est recherché et la fin de
nos échanges ou ventes entre éleveurs ?

Des personnes qui n'ont jamais gardé un troupeau, ni vu un chien de protection confronté à
un loup seraient donc capables de juger de leurs « qualités pastorales » leur « stabilité
émotionnelle », leur « attachement au troupeau », leur « loyauté » etc, selon un test de mise
en situation complétement artificielle ?

Il nous parait de la responsabilité des DDT d’organiser des stages de formation sur la base du
volontariat, en collaboration et au plus près des besoins des éleveurs, avec des intervenants
choisis par eux et en qui ils pourraient vraiment avoir confiance.

Certains d’entre nous ont aussi besoin d’aide en cas de conflits mais qui s’en préoccupe ?

Le passage d’un tel test ne nous garantit même pas que l’Etat assumera la responsabilité
juridique en cas de morsure.........

Les éleveurs que nous représentons sont opposés à ce test. Ils n’y voient que des contraintes
supplémentaires, inutiles, inadaptées, technocratiques. Une réponse non pas aux difficultés
que certains rencontrent mais à des demandes d’associations écologistes qui sur le sujet des
loups nous démontrent depuis 20 ans leur incompétence totale. Une façon supplémentaire de
se donner bonne conscience, de gagner du temps mais en rien un travail constructif au service
des éleveurs.

Ce n’est pas pour 5% de chiens potentiellement agressifs en France qu’un tel arsenal est
déployé, c’est surtout un fichier supplémentaire, des maîtres et des chiens dont on ignore en
grande partie l’utilisation future.
Ce test est une « farce » qui ne répond en rien aux véritables préoccupations des éleveurs qui
résident dans :
* La socialisation des chiens quelle que soit la race ;* Des conseils pratiques (et pris en charge financièrement à 100%) et notamment de vétérinaires comportementalistes neutres qui se spécialiseraient dans les chiens de protection pour conseiller les éleveurs et les bergers qui le souhaiteraient ;

* La gestion des phénomènes de meute ;

* Le problème de la "territorialisation" qui se développe au fil des estives ; les chiens
investissant l’espace d’année en année et se montrant parfois de plus en plus intolérants avec
les randonneurs ; le comportement animal est en effet quelque fois très loin des théories de
l’humain et notamment de celle dite du « partage de l’espace » !

* Le recensement sérieux des incidents (avec les randonneurs et les villageois) et des conseils
rapides et pratiques sur le terrain pour y remédier ; jusqu’à présent il n’y a eu aucune prise en
charge réactive des incidents par les DDT ou les Directions Départementales de la Cohésion
Sociale et de la Protection des Populations ;

* L'urgence se trouve dans le conseil aux éleveurs, la gestion et la prévention des incidents et
la connaissance qu’ils doivent avoir des enjeux juridiques de la détention de tels chiens.
Il faut savoir qu’actuellement, eu égard à l’évolution de la jurisprudence de la Cour de
Cassation, une simple imprudence peut entraîner la condamnation pénale d’un éleveur pour
des morsures commises par des chiens de protection, et il n’est pas normal que des bergers
ou éleveurs soient verbalisés par la procédure de l’amende forfaitaire pour des faits de
divagation de leurs chiens de protection sans plus d’investigations.


Le 15 Novembre 2016

Alain Baudouin
Association des Éleveurs et Bergers du Vercors Drôme-Isère
Mairie de COMBOVIN
26120 COMBOVIN

Fédération Départementale Ovine de la Drôme
François MONGE et PECCOZ Nicolas
85 rue de la Forêt
26000 VALENCE
Tél : 04 75 56 76 23 / 06 75 31 96 68
fdo26@orange.fr

LE CERCLE
André BARRET
Mairie de HURES LA PARADE

48150 HURES LA PARADE

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