BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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jeudi 26 juillet 2018

PASTORALISME, QUEL AVENIR DANS NOS SOCIÉTÉS?


OÙ PÂTURER ?
Le pastoralisme entre crises et adaptations


un ouvrage coordonné par
Anne-Marie BRISEBARRE
Guillaume LEBAUDY
et Pablo VIDAL


au format revue, le livre est richement illustré
par les photos des contributeurs :
anthropologues et ethnologues,
réalisatrice, géographes, journaliste, bergers,
agronome, vétérinaire, écologue


à paraître en septembre 2018 chez Cardère éditeur


180 pages 21 x 27, illustré couleur
isbn 978-2-37649-006-7
prix public 25€

Nos sociétés de plus en plus urbanisées montrent du doigt la pratique de l’élevage, y compris celle du pastoralisme pourtant conduit de façon extensive. Le mode de vie pastoral, fondé sur la relation hommes-animaux-territoires et sur la mobilité, est partout malmené. Cependant les cultures pastorales se défendent depuis plusieurs milliers d’années en faisant preuve de flexibilité, d’inventivité et de ruse, façonnant en outre des paysages diversifiés. Elles montrent partout leurs capacités de résilience et proposent des solutions hors des sentiers battus des modèles productivistes dominants, développés par nos sociétés hors-sol gourmandes en espace et en ressources.

Cet ouvrage collectif, rédigé par des spécialistes et praticiens du pastoralisme, en témoigne : en Espagne, en France, en Italie, en Roumanie, au Maghreb, en Turquie, au Kirghizistan et au Kazakhstan, éleveurs et bergers sont confrontés à des vicissitudes politiques, économiques, foncières, réglementaires, souvent conflictuelles, remettant partout en cause la place et la pérennité des cultures pastorales. Concurrencés par les pratiques de nos sociétés consommatrices d’espaces, marginalisés par les excès des tenants d’une idéologie verte (écologisme, rewilding, véganisme…), les pasteurs cherchent leur place et posent cette question dont dépend leur survie et leur avenir : où pâturer ?

Mis en forme dans un style accessible au plus grand nombre, les articles qui composent cet ouvrage ont aussi fait l’objet d’un soin particulier en matière d’iconographie. Publié dans la collection Hors les drailles, ce livre témoigne de l’inventivité des cultures pastorales. Le propos n’est pas pour autant d’être savant, mais de partager les dynamiques et savoirs pastoraux contemporains avec un large public.

COMMANDES : L’ouvrage est en souscription dès maintenant,
sur le site de la bonne maison
Cardère

Collectivités : nous consulterpour vos achats en nombre
Anne-Marie Brisebarre, Guillaume Lebaudy, Pablo Vidal,
la vingtaine de sympathiques contributeurs
et la bonne maison Cardère

vous souhaitent une sacrée chouette journée remplie de sonnailles.


lundi 23 juillet 2018

LE LOUP DES PARCS ANIMALIERS EN MANQUE DE DIGNITÉ

À la maison des loups d'Orlu, le public peut assister au nourrissage des loups. Un outil pédagogique «pour présenter le loup de façon objective» selon le directeur, Frédéric Mola.

Dans les parcs animaliers, les loups sont nourris 3 fois par jours pour éviter qu'ils ne se massacrent entre eux à l'heure du repas. Dans la nature, où ils peuvent rester plusieurs jours sans manger, il en va tout autrement. Dans ce cas, c'est la loi du plus fort qui prend le dessus. Le loup dominant mange en premier et les loups dominés mangent les restes si il en reste. 
Le parc, guidé par l'idéologie plutôt que par la science, choisit donc le nourrissage domestique pour présenter le loup sauvage de façon "objective". En inventant une mise en scène, à mille lieues de la réalité, ce directeur sans scrupule ni respect pour ses loups, essaye de tromper le public tout en le méprisant. 
Le mépris est aussi pour l'animal, puisqu'il s'agit de lui rendre sa dignité : «On ne voulait pas que ce soit un spectacle, le nourrissage est fait pour préserver le loup dans sa dignité». Comment oser parler de dignité en nourrissant des loups avec des cuisses de poulet aux hormones? Pire : «Le but n'est pas de renier ce que le loup peut faire mais plutôt de ne pas dénaturer ou exagérer les choses» explique l’éducateur canin du parc qui s'occupe des loups. 
Il ressort de ce communiqué que personne dans ce parc ne connait la biologie du loup. Il s'agirait plutôt d'un camp où l'idéologie est au service de l'incompétence, de l’ignorance et de la bêtise.
Et il ne se prive pas de le démontrer dans les secondes qui suivent : «la ferme située à côté de l'enclos des loups avec les chèvres et autres animaux est aussi là pour montrer qu'ils n'essayent pas constamment de les dévorer.». Vous noterez que, malgré ce nourrissage intensif, les loups n'essaient pas "constamment" d'attaquer les chèvres. Si ce n'est constamment c'est donc de temps en temps? Ils essaient quand même de temps en temps pour se défouler peut être?


Rétablir la réalité : Contrairement à ce qu'affirme le paragraphe du communiqué et le nourrisseur, "Ces quelques morceaux de poulets ne sont pas l'essentiel du repas, puisqu'ils mangent environ 1 à 1,5 kg de viande par jour". Ce qui est valable pour un loup domestique enfermé ne l'est pas pour un loup sauvage. Alors pourquoi cette affirmation qui laisse supposer le contraire? Et oui, il s'agit de minimiser la responsabilité des loups dans les attaques de troupeaux et dans la disparition de la faune sauvage.
Un loup a besoin en moyenne de consommer chaque jour 17% de son poids en viande, soit 3 à 4 kg pour un loup européen. Soit pour 400 loups en liberté, 1.5 tonnes de biodiversité par jour sans compter les restes non consommés (soit un total d'environ 550 tonnes /an). 

Avant que le nourrisseur d'Orlu ne transforme ses loups en végan, soyons sérieux : ce qui fait la dignité et l'intégrité du loup, c'est sa nature que l'on doit accepter surtout quand on se considère comme un de ses protecteurs  : "Que le loup vive ! oui, au milieu de ses proies sauvages à chasser, en agissant pleinement selon sa nature. Mais bien loin des humbles brebis, parce que, quand il est à son tour dévoré par les affres de la faim, il est obligé de se transformer de merveilleux chasseur en misérable cambrioleur assassin qui pénètre dans les espaces où sont enfermées ses victimes" (Lucia Morelli, sociologue).


Il y a une hiérarchie dans la meute en captivité comme en pleine natureA l’époque du rut au mois de mars, il y a au sein de la meute des bagarres sévères, les vainqueurs vont composer le couple dominant (appelé alpha), vient ensuite l’animal béta jusqu’au dernier, l’omega. C’est sur lui que va se déverser le trop plein d’agressivité des autres.

Voilà la personnalité du loup et voilà ce qu'il faut respecter en lieu et place de l'idéologie malsaine enseignée par la maisons des loups d'Orlu.

Que des fantoches le veuillent ou nonUne étude faite par 18 scientifiques et 93 correspondants qui ont rédigé un « recueil d'attaques de loups sur des humains », (65 pages) financé par le ministère de l'Environnement Norvégien – systématiquement occulté, voire critiqué !
En voici quelques extraits:
«Les résultats de ce recueil qui atteste que les loups peuvent présenter des risques pour la sécurité des personnes sous certaines conditions devraient, espérons-le, faire avancer la réconciliation entre les connaissances profanes et scientifiques sur ce sujet » (p.42)
« quand les loups perdent leur crainte de l'homme, par exemple dans certaines zones protégées, il y a un risque plus élevé d'attaques sur les humains. » (p.5)

« Un loup est un loup. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que cette espèce ne mange pas des humains (une proie facile et abondante) par principe. Le mythe du loup inoffensif - bâti de toutes pièces à partir de circonstances particulières qu'ont rencontrées les biologistes à l'époque - a été délibérément entretenu par ceux qui craignaient qu'une information valide concernant les dangers du loup n'entrave les projets de réintroduction et de protection. (p.2)



 Une amie journaliste outrée par le manque de professionnalisme de la dépêche qui ose publier ces désinformations est encore plus tranchante que moi :
La société du spectacle aurait dit Deleuze... L'abrutissement et la bêtise à son comble. Le nourrissage des prédateurs pour que l'homme n'ait plus peur d'eux ! A l'heure où les escrolos font fermer des cirques qui travaillent avec les animaux, dont des prédateurs, les parcs animaliers des loups les mettent en scène. Et là, tout est bien ! Mais les escrolos ne sont pas des forains, des Manouches, des Tziganes, bref des enfants de la balle... Les parcs animaliers ne cherchent pas à faire rire, ni à provoquer de l'émotion. C'est un autre monde, celui de l'acculturation. 
Françoise

Acculturation en saccageant l'imaginaire de l'Europe occidentale (contes de Perrault...), acculturation en faisant croire que le loup n'est pas un prédateur. C'est grave. Les enseignants en maternelle disent aux enfants que le loup est gentil ?
​Ci dessous chanson enseignée par un instituteur du village de Tende aux enfants de l'école publique.Le fond du bois, c’est ma maison.
Trois bouts de rocher, j’me cache au fond.
Je sors la nuit sans faire de bruit. 
Pourquoi ? Moi !Les gens… n’m’aiment pas ?    ​refrain   Je suis un loup, un loup sympa
                                                                                               Je suis un loup, un loup sympa                                   
                                                                                               Pourquoi… cette peur… de moi ?
Bien sûr, je mange quelques fois
Choucroute, poireaux, ou petits pois,
Et de la viande, oui, j’aime ça !
Et toi ! Et toi ! N’en manges-tu pas ?   ​refrain​

Toutes ces histoires qu’on dit sur moi
Petit enfant, le loup te mangera
Sont des histoires, n’y croyez pas.
Pas ça ! Pas ça ! Je n’aime pas ça.      ​refrain​​. Toujours selon l'étude précitée ci dessus : Il ressort aussi que 90% de ces cas de prédation de loups non-enragés, ont eu lieu sur des enfants – surtout de moins de 10 ans. "

À lire aussi : LE LOUP, UN ANIMAL MERVEILLEUX


samedi 14 juillet 2018

LOUP, QUAND ENVIRONNEMENTALISTE RIME AVEC ESCROLOGIE


Analyse d'un article publié dans Reporterre. Un média capable quelquefois du meilleur mais tout aussi souvent du pire. 

La quasi totalité de l'article se veut condescendante et bon enfant ; on fait joujou avec le loup et on explique que la cohabitation est possible. Bien sûr on précise qu'il ne faut pas être malade ou affaibli. Seuls les supers bergers, grands protecteurs du canis lupus peuvent y arriver avec l’aide toutefois de Férus à travers Pastoraloup.

Je ne traiterai donc pas l'ensemble de cet  un article condescendant empreint de morale et de valeurs universelles conformes à l'idéologie des supers héros. On y laisse même sous entendre que le braconnage serait important et responsable des nombreuses attaques. Attaques qui ont pourtant commencé avant l'arrivée officielle des loups dans le Mercantour :  alors qu'un loup a déjà été tué au cours d'une battue en 1987," les gardiens du parc ne disent mot face aux éleveurs qui se plaignent d'attaques de chiens. L'administration se justifiera plus tard :" Nous avions pris la décision de ne pas officialiser cette présence de loups avant d'avoir définitivement écarté l'hypothèse qu'il s'agissait de chiens errants ensauvagés". Il s'agissait donc déjà bien d'attaques de loups comme le précise en 2000 le Ministère de l’Environnement, projet Life Nature, « Conservation des grands carnivores, le Loup en France », rapport final 1997-1999 de mai 2000 :« Les attaques sur le cheptel domestique constituent souvent un des premiers signes de présence du loup sur un nouveau secteur »

Là ou ça donne envie de gerber, c'est quand les moralistes affirment : « Une brebis attaquée c’est 500 euros, une chèvre, 800. Si on les avait vendues, on en aurait eu pour 100 euros. Et le nombre de personnes qui laissent tuer leurs animaux malades pour toucher l’indemnité… »
Une brebis laitière qui se fait attaquer en début d'estive, c'est la perte d'environ 120 jours de lactation, soit au minimum 180 litres de lait non transformé en fromage : 900€ de perte auxquels s'ajoutent les 100€ puisque on ne peut plus la vendre en fin de carrière. Sans compter l'agneau ou l'agnelle qu'elle ne donnera pas en fin de saison et la baisse de lactation de ses congénères stressées par l’attaque, entre 10 et 30 % selon les cas.
Pour une chèvre c'est aussi : 120 jours de lactation, soit au minimum 240 fromages, la perte s’élèverait à 960€ plus les 60€ perdus de la vente en fin de carrière. Toujours sans compter le ou les chevreaux(-ettes) (de 120 à 180€ pièces selon leur destination viande ou laitière, voire beaucoup plus en cas de reproducteur mâle génétiquement rigoureusement sélectionné). Ajoutons les pertes de rendement plus importantes chez les caprins stressés. 
 L'année suivante, dans les 2 cas, ovins ou caprins, vous gardez une agnelle ou une chevrette sélectionnée pour sa génétique performante en remplacement que vous ne vendez donc pas (180€). Puis vous perdez une année de lactation de l'animal prédaté (environ 1000€) en attendant que sa remplaçante devienne adulte (et peut-être rebelote si elle devient à son tour la proie d'un prédateur). 
En voilà un qui avait beaucoup de chèvres malades selon l'auteur de l'article dans le média Reporterre

Alors supposons que quelques éleveurs profiteraient de la situation pour toucher l''indemnité, si vous savez faire l’addition des pertes réelles, on est encore bien loin du compte pour l'ensemble de la profession qui subit la prédation.

C'est donc bien grâce à d'odieux témoignages de ce genre repris par des médias peu scrupuleux quant à l'estime qu'ils ont de leurs lecteurs et de la déontologie de l'information, que la légende de la cohabitation perdure chez les convaincus, envers et contre toute réalité.

Reporterre essaye de nous livrer une théorie universelle à partir du témoignage de 2 éleveurs sur une seule et même exploitation...!  Pour l'ensemble de la profession il en va tout autrement.

EXTRAIT DE LA LETTRE DE "l'association des Bergers Fromagers Rhônalpins" qui regroupe les éleveurs ovins lait de 8 départements, AU MINISTRE DE L'ÉCOLOGIE. 
- la compensation financière de pertes occasionnées par le loup.
J'attire tout particulièrement votre attention sur le fait que, pour des petits élevages laitiers fromagers, dont les surfaces pastorales primées sont fréquemment faibles, le revenu repose essentiellement sur la production de lait. La perte de seulement quelques individus (la perte de 3 à 5 brebis en une seule attaque n'est pas rare) peut mettre en péril, en une seule saison, la survie de l'exploitation toute entière si les indemnisations apportée par l'Etat ne couvrent pas le manque à gagner des exploitants. Le niveau d'indemnisation proposé dans le barème qui a été présenté aux organisations professionnelles et syndicales pour les ovins laits est en nette régression par rapport à la circulaire précédente de 2011, elle-même déjà très mal calibrée pour ce type d'élevage. Sans rentrer dans des détails techniques que nous pourrions vous développer au besoin, nous estimons par exemple que l'indemnisation de 525 euros proposée pour une brebis laitière fromagère revient à laisser à la charge de l'éleveur dans certains cas, entre le tiers et 3⁄4 de la perte subie ! Cela est consternant car cela revient à faire financer à l'avenir, encore plus qu'aujourd'hui, une part de l'alimentation du loup par les éleveurs eux-mêmes ! On peut remarquer en outre que l'indemnisation forfaitaire des pertes proposée pour des brebis laitières est toujours nettement inférieure à celle des caprins, et qu'aucune souplesse n'est prévue pour les ovins laits, permettant dans les cas particulièrement dramatiques et sur présentation de justificatifs, d'ajuster l'indemnisation aux pertes subies. Ce contraste est surprenant dans la mesure où, à notre connaissance, aucune donnée technique ou économique ne permet d'étayer un moindre coût d'élevage ou une moindre rentabilité des élevages ovins laits. Je ne peux supposer que cela soit dû à de simples considérations budgétaires qui s'exerceraient au détriment des éleveurs ovins.