Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Un amendement autorise désormais les tirs de loups dans les réserves naturelles nationales.
LPO, SNPN, FNE, Humanité et Biodiversité, Ferus, Aspas, SFEPM, WWF, toujours fidèle à leur mantra. Les ONG nous assène leur idéologie figée depuis la réapparition du loup.
Je les cite et je répond :
Une atteinte directe au principe fondateur des réserves naturelles nationales et de la protection forte : La création des parcs nationaux a été soumise à la signature des autochtones après avoir pris connaissance de la charte des parcs nationaux. Extrait :
-Les premiers partenaires des parcs nationaux sont les éleveurs et les bergers, les gestionnaires d’alpages ou d’estives, les services pastoraux, agricoles et administratifs. /.../Dans les cœurs le pastoralisme est l’activité agricole très largement majoritaire, voire exclusive. Il est également présent dans l’aire optimale d’adhésion de tous les parcs nationaux.
-Le pastoralisme contribue à la structuration écologique et paysagère des territoires, à la constitution du patrimoine naturel et culturel des parcs nationaux et à sa gestion. Ainsi, les paysages d’alpages et d’estives offrent une biodiversité et un caractère remarquable, résultat des interactions complexes et dynamiques entre activités pastorales et milieux naturels, que les parcs visent à préserver.
Les éleveurs rencontrent des difficultés réelles face aux loups, mais dans les réserves naturelles nationales, tout comme dans les cœurs de parcs nationaux, les solutions existent et fonctionnent :
Des expérimentations de solutions de coexistence. Qui ont toujours montré leur inefficacité partout en Europe.
Des moyens supplémentaires pour accompagner les éleveurs (pris en charge à hauteur de 100 % par l’État). Qui ne sont pas plus efficaces que les moyens pris en charge à 80% et complété financièrement par les éleveurs!
La présence de chiens de protection de troupeaux. Des chiens qui sont un vrai fléau pour la biodiversité. 2015 Près de 4 000 bergers roumains en colère contre une loi, destinée à protéger le gibier et limitant le nombre de chiens qu’ils sont autorisés à détenir, ont pris d’assaut le Parlement. Sans compter sur les dangers pour les visiteurs.
Un accompagnement technique de proximité. Limité par le manque crucial de disponibilité humaine et financière.
Des dispositifs comme les bergers d’appui. Inexpérimenté, inaccoutumé à la vie en estive en zone blanche (pas de réseaux), à la promiscuité des abris, à la solitude...et qui baissent les bras avant la fin de leur contrat laissant le berger titulaire dans l'embarras.
Une sensibilisation des visiteurs de ces espaces aux enjeux du pastoralisme et au rôle des chiens de protection.

qui se résume souvent à ça
les connaissances scientifiques montrent que les tirs létaux peuvent avoir des effets contre-productifs.Les études montrent que cela aggrave la situation plutôt que de la résoudre. "LES TIRS LÉTAUX CONTRE LES LOUPS DANS LE CADRE DE LA PRÉDATION SUR LE BÉTAIL FONT BAISSER CELLE-CI" : Rapport du COSEPAC, Canada, 2015 ; Reporterre, 16 mai 2018; Krofel et al. 2011 ; Cerne 2018 ; ONCFS et MNHN, Expertise collective,2017 ; Bradley et al. 2015 ; Wielgus et Peebles, 2014 ; Mech et Boitani* 2003 ; Rochibaud 2010 ; Brainerd et al. 2008 ; Graves 2018 ; Harper et al. 2005 ; Le Cam 2012 ; Houmbaba 2018 ; Lescureux 2007. (synthèse de Michel Revelin)
Le loup joue un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes. Ce n'est pourtant plus l'avis des 2 scientifiques grands promoteurs du loup dans le monde, Luiggi Boitani pour l’Europe et David Mech pour les USA : "A propos du loup taxé d’«espèce parapluie», de «clé de voûte de la biodiversité», d’«indicateur de la qualité ou de l’intégrité d’un habitat» et autres idées reçues qu’ils ont inspirées eux-mêmes, les auteurs, constatent ceci : «Les loups ne méritent pas de tels labels. Si ceux-ci ont été de formidables moyens pour déclencher les émotions, obtenir et réunir rapidement des soutiens au rétablissement des loups, il nous faut prendre conscience que ce furent là des raccourcis pour vendre un produit, plutôt que de bonnes bases scientifiques.» et d'ajouter ( voir chapitre précédent ndlr): «Le loup devra être contrôlé partout où il revient. Dans la plupart des cas, le contrôle direct par destruction est habituellement l’unique voie possible.» Behavior, Ecology and Conservation*, publié en 2005