BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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mardi 12 mars 2019

LE LOUP ANIMAL INOFFENSIF MAIS...

L'ONCFS nous gratifie d'un mode d'emploi pour faire face au loup. Car si jusqu’à aujourd'hui le loup était un adorable et inoffensif animal, certains signes incitent les autorités à la prudence.
En Italiques les affirmations que l'on découvre sur la publication concernant les consignes de sécurités à appliquer en cas de rencontre avec le loup. En bleu le rétablissement de la réalité.


Depuis le retour du loup en France au début des années 1990

-En 1946 : un louveteau est tué en Côte d’Or, un loup est tué à Dournazac (Haute-Vienne), un autre est tué dans le Vercors
-En 1947 : un loup est abattu dans la région de Dournazac (Haute-Vienne)
-En 1948 : le 9 mai, un loup est tué à Argentat (Limousin)
-En 1951 : un loup est tué en février à Grandieu (Lozère), un louveteau est tué vers Rocles (Lozère), un loup est tué à Favières (Meurthe et Moselle)
- En 1952 : un loup est tué en janvier à Vervins (Aisne), deux autres sont empoisonnés sur le cadavre de leur proie (poulain) à la Ribbeyre (Cantal), une dépouille de loup est examinée par l’école vétérinaire de Rumilly (Haute-Savoie), un loup est tué dans les Pyrénées Atlantiques
-En 1954 : un loup est tué près de Grenoble (Isère). La louve qui l’accompagnait ne peut être atteinte
-En 1960 : une louve est tuée dans la région d’Ussel en bordure du plateau de Millevaches
-En 1961 : un loup est tué en Lozère
-En 1962 : le 25 avril, un loup est tué au lieudit « les Vernes » en lisière du bois d’Aubrac (Lozère)
-En 1963 : un loup est tué en Meurthe et Moselle (il est présenté au journal télévisé), un autre est tué Rozières (Vosges)
-En 1965 : un loup est tué dans les Landes
-En 1968 : le 4 juin, un loup est tiré au Sens (Landes), le 5 juin, une louve est abattue dans le même secteur des Landes, un mâle est abattu près de Meaux (Seine et Marne)
-En 1971 : un loup mâle est tué sur l’Aubrac (Lozère)
-En 1972 : un loup est tué à Cramaille dans l’Aisne, un autre à Gesvres près de Meaux
-En 1974 : un loup est tué, le 30 août, à Férolles-Attigny (Seine et Marne)
-En 1977 : un loup est tué, le 20 juin, dans l’Aubrac sur la commune de Salces
-En 1980 : un loup est abattu en novembre dans les Pyrénées Ariégeoises
-En 1986 : un loup est tué mais sans précision de localité
-En 1987 : le 27 décembre, un loup est tué à Fontan dans les Alpes Maritimes
-En 1990 : un loup est tué dans le Jura.


En effet bien que discret et furtif le loup fait preuve de curiosité envers l'homme.

Les scientifiques s'accordent pour dire que la présence du loup, en pleine expansion, devra 
s'étendre, tôt ou tard, vers les lieux à « usages multiples entourant fermes, maisons, villes ou
activités humaines débordantes ». (Linell et al. 2002 étude citée dans le document de l'ONCFS p.4 et 7)


La typologie des attaques de loups est classées en 3 interactions :
-Pathologique : la rage
-Défensive : Cas de loup répondant à une agression humaine (ce qui explique dans le passé les nombreuses victimes qui ont essayée de protéger leur troupeaux, surtout lorsqu'il s'agissait d'enfants.)
-Prédatrice : Loup anthropophage (A ben ça alors, on nous a dit que ce n'est pas possible). 

Hé oui les attaques, bien que relativement rare et inhabituelle, existent cependant bel et bien.
L’affirmation selon laquelle les loups sont inoffensifs n’est en fait pas actuellement le résultat d’une investigation scientifique. Le mythe du loup inoffensif - bâti de toutes pièces à partir de circonstances particulières qu'ont rencontrées les biologistes à l'époque - a été délibérément entretenu par ceux qui craignaient qu'une information valide concernant les dangers du loup n'entrave les projets de réintroduction et de protection. Un loup est un loup, et, en tant qu’espèce, nous ne pouvons pas attendre de lui qu’il ne s’en prenne par principe jamais à l’être humain, accidentellement ou circonstanciellement. « Quand nous considérons que le loup ... est capable de tuer un élan adulte de plusieurs centaines de kilos, cela ne devrait pas surprendre que les loups, comme la plupart des grands carnivores, aient à l'occasion tué des humains. A bien des égards, il est surprenant que les loups n'aient pas tué davantage de personnes au cours du temps ». (Linell et al. 2002 P41. Étude citée dans le document de l'ONCFS)


En Espagne la dernière confrontation entre le loup et l'homme date des années 1970

Rante (1974) : dans cet épisode, 2 personnes et 2 enfants furent attaqués et les 2 enfants
décédèrent. La première attaque du 3 juillet concerne un loup envers une fillette de 13 ans et une
personne âgée de 59 ans qui furent toutes deux mordues avant que le loup ne soit chassé on ne sait
pas comment.
La seconde attaque date du lendemain et concerne un bébé de 11 mois pris par un loup dans un
champ où il était couché près de plusieurs adultes et d’autres enfants qui travaillaient. Les adultes
chassèrent le loup et le bébé fut retrouvé mort plus tard, dans des broussailles.
Le 10 juillet de la même année, un loup attrapa un enfant de 3 ans à côté d’une femme âgée. Cette
dernière chassa le loup qui la menaça et s’enfuit en emportant le jeune enfant qui fut retrouvé dans un carré boisé à 250 mètres de là. Les témoins déclarèrent qu’il s’agissait d’une louve allaitante avec des mamelles bien visibles.

Allariz (1975) : Le 2 juin de cette année, un enfant de 3 ans fut légèrement mordu par un loup dans
un jardin où il jouait en compagnie de son grand père. Ce dernier chassa le loup. L’incident s’est
produit à 2 km d’une tanière active où 2 loups furent tués par la suite.
Étonnant constat : un grand nombre d'attaques dans les années 70 puis plus rien, silence ??




En Amérique du nord on recense 2 cas d'attaques sur l'homme depuis le 20eme siecle :

Pourtant Outre-atlantique, il y a eu de très nombreux cas avérés d'accidents (M. McNay, M. Taras 2008. « How to live safely in wolf country ».)
Et pourquoi ne pas parler des victimes Kenton Joel Carnegie en 2005 et Candice Berner en 2010 ?



Les conditions environnementales les plus propices aux confrontations entre le loup et l'homme
- faible densité de grande faune sauvage (et absence de pastoralisme a se mettre sous la dent bien évidemment)
-population essentiellement rurale (bon alors c'est pas grave?) 
-pratiques agraire différentes (ce n'est pas la désertification rurale qui rend le loup dangereux mais bien sa stricte protection!)
-effectifs de loup important (On nous a pourtant bien dit que le loup savait se réguler!)
-subsistance de la rage


L’enquête réalisée par Hubert et al. En 2016 N'a révélée aucun lien entre « habituation » et « comportement agressif ».

Cette affirmation est destinée à rassurer le public dans le plus grand mépris puisqu'on peut y trouver l'inverse plus haut à la fin du premier chapitre dans la publication de l'ONCFS : les cas d'attaques en Amérique du nord était le fait "de loups imprégnés (habitués au contact de l'homme)". 
L’enquête effectuée en 2002 par Linell et al. en 2002 pourtant citée dans le document de l'ONCFS démontre elle aussi l'inverse  « quand les loups perdent leur crainte de l'homme, par exemple dans certaines zones protégées, il y a un risque plus élevé d'attaques sur les humains. » (p5)
Toujours dans le recueil Linell et al. 2002, il est mentionné les approches où les loups testeraient, ou
jaugeraient une personne comme proie potentielle, ce qui peut les conduire à mordre ou à renverser
des personnes (p.16)
« Les loups exploreront les humains comme proie alternative, même s'il n'y a pas de pénurie
alimentaire, s'ils ont des contacts continuels de proximité avec les hommes et qu’ils s’y habituent.
Il ne peut être assez souligné que l'habituation n'est qu'un tremplin vers l'exploration des humains
comme proies.
Les loups accoutumés à l'homme attaqueront à terme, puisque la prochaine étape dans l'exploration
est de découvrir l'inconnu. C'est un principe de comportement exploratoire qui s'applique à tous les animaux, pas seulement aux loups. » (Geist 2007 p.23) 


dimanche 3 mars 2019

LOUP, LA MUTUALITÉ SOCIALE AGRICOLE SONNE L'ALERTE

Bonjour,


Voici plus de 10 ans que je demande à la MSA des Alpes du Nord de s'emparer du sujet ! Mieux vaut tard que jamais même si j'en éprouve une amertume et si je ne suis pas certaine que les propositions soient à la hauteur de l'enjeu. C'est mieux que RIEN mais après avoir été beaucoup vu le film de la MSA Ardèche Drôme Loire  " les morsures invisibles" est devenu... invisible ....
L'aide au répit existe aussi en Drôme n'hésitez pas à vous rapprocher de la MSA pour le solliciter ainsi qu'une écoute, un soutien psychologique, si nécessaire. Pour d'autres formes d'aides, adressez vous plutôt à votre syndicat si vous en avez un, ou à l'association des éleveurs et bergers du Vercors et à nos juristes.

Transmettez ce lien autour de vous, à tous vos contacts, le film a recueilli des témoignages réalistes et émouvants qu'il faut faire écouter à un plus grand nombre.
L'intervention du Professeur Moriceau ( son site = Hommes et loups)  est forte, juste et bien documentée. Il faut être dans l'idéologie pour ne pas entendre le sens de l'histoire et la justesse de son raisonnement.
Nos concitoyens ne sont pas tous des idéologues, ils peuvent entendre, réfléchir, comprendre si on leur fournit les sources d'information au plus près de la vérité, ce film a ce mérite.

La conclusion par un éleveur est à saluer " ne rien lâcher", c'est dans cet état d'esprit qu'est le conseil d'administration de l'association et la Fédération Nationale de Défense du Pastoralisme.



blob:https://www.dailymotion.com/d9e78370-7ae3-4862-b7ea-5d1cb6e13fc6


Bien cordialement à vous



Annette JOUVENT
Tél : 04 76 36 04 30
Secrétariat Associatif Association
des Éleveurs et Bergers du  Vercors Drôme-Isère



A écouter pour réaliser " les bergers malades du loup" 39 mn sur FRANCE INTER

a voir pour comprendre "les lourdes conséquences du retour du loup" 60mn par Bruno Lecomte

a voir pour savoir "les morsures invisibles"  9mn par la M.S.A.

À écouter avec plaisir pour se détendre, le résumé de la situation "3 mn sur France Inter.

dimanche 30 décembre 2018

LES ÉVANGÉLISTES SAUVEUR DE LA PLANÈTE DÉVOILENT "L'AFFAIRE DU SIÈCLE"



Beaucoup d'entre vous ont visionné la vidéo de "l'affaire du siècle". Une vidéo censée faire plier le gouvernement pour qu'il agisse contre le réchauffement climatique. 


Ce que j'ai entendu dans cette vidéo, c'est qu'il faut manger moins de viande, comme on l’entend dire dans tous les médias. Mais je n'ai pas entendu qu'il ne faut plus prendre l'avion ni aller au skis, ni arrêter pour la France l'artificialisation annuelle de plus de 70 000 ha de terre agricole et de forets. Encore moins d’arrêter les transports pour les importations massives de produits qui ne respectent pas nos normes et sont fabriqués par des ouvriers esclaves à l'autre bout du monde.

A propos de la restriction des produits d'origine animale, la solidarité avec les paysans et la planète ne passe pas par la disparition du pastoralisme. Elle passe par le refus catégorique d’un élevage industriel, fondé sur la technologie tous azimuts, avec insémination artificielle, puçage et « nutrition de précision ». Mais ça personne n'en parle, tout les évangélistes font l’amalgame.
« Si l’élevage est une telle calamité pour l’environnement, comment se fait-il qu’il existe depuis dix millénaires et qu’il soit consubstantiel de la majorité des sociétés humaines ? » cf pourquoi je remange de la viande.

Plus facile pour se donner bonne conscience de promouvoir l’arrêt du pastoralisme plusieurs fois millénaires à ceux qui ont choisis de vivre de et avec la nature, plutôt que de demander à tous ceux qui en profitent de condamner ce qui produit du CO2 et détruit la planète depuis l’avènement de l'industrialisation !

C’est la fabrication des aliments pour le bétail qui est la première responsable de ces émissions des trois gaz à effet de serre nocifs. En élevage traditionnel les prairies sont un atout maître dans la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES**). « L’élevage est le principal puits de carbone en-dehors des forêts », rappelle Armelle Gac, chef de projet environnement à l’Institut de l’élevage (Idele). D’après les études GreenGrass et CarbonEurope, reprises par l’Idele, elles peuvent stocker de 500 à 1 200 kilos de carbone par hectare et par an (1 000 kilos en moyenne). Ce qui permet de compenser 10 à 70 % des émissions liées à la fermentation entérique en élevage laitier, 60 à 100 % dans en élevage à viande. cf L'élévage atout ou malédiction pour le climat?

Alors que l'on entend dans la vidéo qu'il y a menace sur l'eau, l’environnement et l’alimentation  pourquoi les ONG ne font elles pas la promotion des petits élevages traditionnels à l'herbe qui selon le PNUE*:"offrent d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte..." . Toujours selon le PNUE* : "Le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur.".   Pourquoi ne pas promouvoir entre autre ce système agricole sans labours dans une revendication pour le sauvetage de la planète? Un système qui utilise des plantes non comestibles pour l'homme qui poussent seules avec peu ou sans intrants ou arrosages dans des endroits difficilement accessibles? Un système qui propose des aliments de qualités dans la traçabilité, la proximité et le respect des animaux de la nature et des consommateurs?
 Quel sont les enjeux d'une telle omission dans l'ensemble de la communication sur le climat et la biodiversité?

Exemple concret : Au prétexte que l’élevage de rennes en surnombre détruit la toundra, Oslo ordonne l’abattage de trois quart des troupeaux des autochtones Samis. En réalité  «L’élevage des rennes est vu comme un obstacle à d’autres usages du terrain, comme les mines, les champs d’éoliennes ou le tourisme», résume Tor A. Benjaminsen, professeur norvégien en écologie politique, qui a étudié la question pendant quatre ans en coopération avec des chercheurs Samis. Selon lui, l’argument de l’impact de la surpopulation des rennes sur la toundra n’est pas fondé : «Nous n’avons trouvé aucune preuve, et nos recherches montrent plutôt le contraire.» cf Libération 

Convertir toutes les prairies en forets permettrait peut etre d'augmenter le piégeage de CO2. MAIS : Maintenir les milieux ouverts avec les prairies pastorales, multiplie la diversité et la richesse biologique que l'on y trouve. (jusqu’à 60 espèces de faune et flore au m² de prairie entretenue contre une vingtaine en prairies abandonnées et 10 en foret).


Alors avant de promouvoir la réduction de l’élevage pour sauver la planète il faut y réfléchir à deux fois et se demander qui subventionne tous les partisans du végétalisme ?

les industriels sont en train de préparer le remplacement des productions animales par les biotechnologies. Elles produiront des ersatz de viande, fabriqués en laboratoire... Le but de l’industrie des biotechnologies, c’est de se débarrasser des animaux. Cela pourrait être notamment profitable à des multinationales qui fournissent déjà un des principaux substituts à la viande : le soja (souvent OGM) dont la culture et le transport génèrent beaucoup de CO2, d'expropriation et de déforestation; utilise beaucoup d'intrants pesticides et d'eau.
« On a besoin des vaches, des moutons, des chèvres parce qu’ils mangent l’herbe. Ils permettent d’entretenir les bocages, les zones peu accessibles dans les montagnes, et ils rentrent aussi dans les rotations de cultures où il y a de l’herbe », ajoute Jacques Caplat, agronome spécialiste de la bio.  cf Faut-il devenir végétarien pour sauver la planète?

Le marché de la viande représente plusieurs trillions de dollars. Alors qui rêve d'en empocher le pactole ? Plus de paysans, plus de vétérinaires, plus d’abattoirs...la manne reviendra aux mastodontes de l'alimentaire qui investissent déjà dans la pilule nourricière s'en se préoccuper de sauver la planète mais bien pour en tirer le maximum de profit.

Mais revenons à notre vidéo "affaire du siècle". Le gouvernement s'y intéresse tellement qu'on se demande si il n'en est pas le promoteur.

Voici de quoi méditer sur ce qu'en pense le ministre de l'écologie qui y voit une réplique aux "Gilets Jaunes" : " Mon hypothèse est que le succès de cette pétition est peut-être aussi une réplique aux mouvements des “gilets jaunes”, qui parlent parfois de l’écologie comme d’un problème ".
La France est exemplaire explique-t-il : "les émissions de CO2 baissent en France depuis trente ans" ; Et pour cause nous ne produisons quasiment plus rien et nous achetons avec force transports détaxés ce dont nous avons besoin dans des pays produisant donc le CO2 à notre place!

Il rajoute aussi que si les émissions sont en hausses depuis 2017, c’est à cause "du transport logistique du fait d’un regain de croissance et du développement du commerce en ligne" (Sic). "Probablement aussi parce qu’on a dû faire plus appel aux centrales thermiques car les hivers étaient rigoureux et plusieurs centrales nucléaires étaient en arrêt." Source journal Le Monde

Hiver 2016/2017 : Les températures ont été de saison en décembre 2016, puis hivernales durant le mois de janvier avec deux épisodes de froid. La France a ensuite connu un mois de février d'une douceur souvent printanière. Sur la saison la température a été supérieure de 0.2 °C à la normale
Hiver 2017/2018 : sur la saison, la température a dépassée de 0.6° la normale. cf météo France.

 - Doit on y voir une promotion pour le tout nucléaire alors que nous ne sommes plus capable d'en assurer la construction, le développement,   la sécurité et encore moins le démantèlement?
 - Doit on s'attendre à ce que le peuple paye la facture de la mondialisation à outrance?
 - Doit on y voir l'incapacité de nos États à faire face aux lobbying des multinationales?
 En tous les cas on y voit l'incompétence ou (au choix) la mauvaise foi des évangélistes sauveur de la planète dont la base culpabilisante est manipulée par des gourous qui leur donnent la rédemption en échange de leur aveuglement servile. Des millions de naïfs vont signer la pétition en se congratulant de leur participation à la protection de la planète pendant que les multinationales se réparent à gérer la financiarisation de la nature.

EN CONCLUSION : Il ne s'agit pas d'obliger tout le monde à manger de la viande, mais d'éviter de promouvoir le végétarisme comme étant "la solution miracle". Il s'agit aussi de permettre à ceux qui s'engagent d'apprendre à respecter l'autonomisation de ceux qu'ils considèrent comme responsables du réchauffement à travers le partage des connaissances et de ne condamner personne par idéologie et ignorance. L'histoire nous a déjà démontré ce qui pourrait arriver.


* PNUE Plan des Nations Unies pour l'Environnement.
**GES Gaz à Effet de Serre

Article en relation : Soyez écolo, mangez de la viande !
Extrait : Un rapport de la FAO dénonçant « l'ombre portée » du bétail sur la planète. Un document où l'on trouve ce chiffre ahurissant : 18 % des gaz à effet de serre sont le fait des animaux d'élevage.../ Au cours de ces dix dernières années, ce rapport aura contribué au dogme quasi religieux faisant de la réduction de la consommation de viande une arme contre le réchauffement climatique.../ Premièrement, il s'agit d'une moyenne mondiale. Le chiffre cache le fait que le gros de ces émissions proviennent de la déforestation visant à créer de nouvelles prairies pour les animaux ou de nouveaux champs de céréales susceptibles de les nourrir. En d'autres termes, la majorité des émissions de CO2 attribuées aux vaches relèvent en réalité de la destruction de puits de carbone (forêts) précédant l'élevage plutôt que de l'élevage en tant que tel. En outre, une telle activité concerne principalement des pays en voie de développement. À l'inverse, cela fait des décennies que les pays développés voient leurs surfaces forestières augmenter. .../ Ensuite, dans bien des cas, c'est la valeur du bois qui pousse à la déforestation, et non celle de l'élevage qu'elle pourrait permettre. Même si la production de viande s'arrêtait demain, les arbres seraient quand même abattus.../ Troisièmement, le rapport de la FAO ne prenait pas en compte l'utilisation des terres après le départ des bûcherons. De fait, des chercheurs ont depuis déterminé que la conversion en prairies constituait le moyen le plus efficace pour stocker le carbone du sol – bien supérieur aux terres arables et, étonnamment, aux forêts replantées.


jeudi 20 décembre 2018

LE LOUP EXPLIQUÉ SANS HAINE ET AVEC RÉALISME

Face à l'idéologie du tout sauvage qui condamne sans état d’âme tout ce qui représente l'agriculture modèle de durabilité, proximité, respect des animaux et de la nature :

Voici une courte vidéo qui pourra servir, aux enseignants, conférenciers, hébergeurs ruraux, éducateurs, sociologues, etc... qui voudront rendre leur dignité à ceux qui ont choisit de vivre de et avec la nature. Les quelques secondes d'introduction (heureusement très courtes) à la française sont le sigle de Wanted-info que nous remercions mais qui ne doivent pas etre attribuées au document d'origine.

Loin de l'aveuglement des écologistes ensauvageurs soutenus par des multinationales en quête de financiarisation de la nature, voici en 6mn le quotidien du berger contemporain en Europe :







articles relatant de la financiarisation de la nature:

Biodiversité et la marchandisation, la finance, les activités économiques.... un bon business

SAUVAGE, COMPRENDRE LA PUISSANCE DU LOBBYING PRÉDATEURS

GAP, LE LOUP A DE BEAUX JOURS DEVANT LUI

FINANCIARISATION DE LA NATURE? SUITE

LES ONG AU SERVICE DE LA FINANCIARISATION DE LA NATURE

LOUP, LA FACE CACHÉE DES DÉFENSEURS DE LA NATURE

LOUP, COMPRENDRE POURQUOI IL EST IMPORTANT QUE LES ÉLEVEURS DISPARAISSENT

FAUNE SAUVAGE, CLIMAT, BIODIVERSITÉ, TOUT EST BON POUR LES MULTINATIONALES

LES ACCORDS C.E.T.A. VONT LIBÉRER DES MILLIONS D'HECTARES POUR LES ENSAUVAGEURS


Il y a aussi le rewilding grand pourvoyeur de devise 

LOUP, LA FACE CACHÉE DES PRÉDATEURS


et le marché de la viande

Le marché de la viande est estimé à plusieurs trillons de dollars. les plus grands financiers investissent dans la recherche pour la fabrication de la viande issue des cellules souches non pas par charisme, mais bien pour mettre la main sur cette fortune
Plus besoin d'éleveurs, de bergers, de vétérinaire, d’abattoir, de terres.... Pour la plus grande joie des extrémistes, Végans et autre défenseurs de la nature, le adeptes du rewilding et de la financiarisation de la nature marchent la main dans la main avec les promoteurs de la viande un vitro. Une marche funeste laissant entrevoir les immenses bénéfices à venir et le contrôle total des ressources vitales pour la population. 


jeudi 6 décembre 2018

LE COÛT DU LOUP ET SON STATUT DANS LA DIRECTIVE HABITAT, UN SUJET D'ACTUALITÉ CHEZ LES LREM





Question au Sénat :


Mme Patricia Morhet-Richaud sénatrice des Hautes Alpes . - Face à la recrudescence d'attaques de grands prédateurs, loup, ours, lynx, différents plans ont été mis en œuvre par les pouvoirs publics pour les faire cohabiter avec les animaux d'élevage. Tout cela au détriment du pastoralisme, comme en témoigne la recrudescence des attaques.
Quel est le coût réel de la politique nationale conduite en faveur des espèces protégées ? Cette politique ne se limite pas aux 30 millions d'euros mobilisés en 2017 pour financer les indemnités et les mesures de protection. Ne faut-il pas comptabiliser, pour les éleveurs, le stress et le manque de sommeil qui peuvent conduire à la maladie ou au suicide ? Pour les animaux, le stress, la perte de lait, une qualité de viande moindre et les avortements ? Pour l'administration, un préfet coordonnateur et son équipe, l'entretien des sentiers et des pistes de ski ?
M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation . - Je connais votre engagement en faveur du pastoralisme. Le plan Loup 2013-2017 représente plus de 100 millions d'euros : 87 millions d'euros pour la protection des troupeaux, 14 millions pour indemniser les pertes, 740 000 euros pour l'ONCFS et 518 000 pour la DRAL. L'augmentation annuelle du coût global des mesures de protection, financées à 50 % par le Feader, est de 5 à 15 %.
On ne peut pas mettre des barrières partout, les chiens patous attaquent parfois les promeneurs ; il faut, à mon sens, revoir la directive Habitat. Mon ministère défend la biodiversité mais la question est de savoir si les loups, au nombre de 500 en France, sont encore une espèce en voie de disparition. Il n'est pas question de les éradiquer, mais de faire baisser la pression sur les éleveurs.
Mme Patricia Morhet-Richaud. - Merci pour cette réponse de bon sens. Vous l'avez compris, mon but était de dénoncer ces sommes englouties dans le plan Loup sans que l'on s'interroge sur leur efficacité.


Le billet d'Ouragan :

Dans notre petite commune de 30 votants, Nous avions eu la visite de Guillaume pour les sénatoriales avec toute sa troupe et je l'avais retoqué lorsqu'il  avait soumis l'idée de changer le statut du loup dans la convention de Berne en lui expliquant ce que je vous ai déjà expliqué ici. Il faut croire qu'il a écouté la leçon.
Le foll lui avait déjà répondu en 2015 lorsqu’il était sénateur : « S’il a jugé quil fallait faire évoluer la convention de Berne, le ministre a pour sa part répondu qu’il vaut mieux viser la directive Habitat que la convention de Berne. « Le loup n’est plus une espèce en voie de disparition, il devrait donc quitter la classe 1... » (sic s'agit 'il d'une erreur du dauphiné ou d'une Lefollerie?)
Maintenant demandons à Guillaume d'expliquer comment il va faire pour changer la directive habitat en ce qui concerne le loup dans l'annexe IV :
Les modifications nécessaires pour adapter au progrès technique et scientifique l'annexe IV de la présente directive sont arrêtées par le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission.
Cependant, il serait bon de demander à un juriste impliqué et consciencieux si sortir un animal de l'annexe IV est considéré comme une modification de « l'annexe IV » ou plus simplement : faut il l'unanimité pour sortir une espèce de l'annexe IV dans la mesure ou on ne touche pas au fondement de cette annexe et que dans certains pays le loup n'est pas dans l'annexe IV?
Si tel est le cas il ne s’agirait pas de demander d'enlever le loup de la liste (par défaut) des espèces protégées ou de changer son statut d'annexe mais de modifier l'article 22 pour toutes espèces confondues (faune et flore), afin que chaque pays puisse émettre des réserves concernant une espèce donnée après la signature du traité et demander le changement d'annexe dans la directive habitat en accord avec les réserves émises grâce au nouvel article 22 de la convention de Berne.

Annexe II Canis lupus : espèce d’intérêt communautaire prioritaire dont l’état de conservation nécessite la protection (excepté la population estonienne; populations grecques: seulement celles au sud du 39° parallèle; populations espagnoles: seulement celles au sud du Duero; populations lettonnes, lituaniennes et finlandaises).

Rappel de l' Article 22 de la Convention de Berne :
1. Tout état peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, formuler une ou plusieurs réserves à l'égard de certaines espèces énumérées dans les annexes I à III et/ou, pour certaines de ces espèces qui seront indiquées dans la ou les réserves, à l'égard de certains moyens ou méthodes de chasse et d'autres formes d'exploitation mentionnés à l'annexe IV. Des réserves de caractère général ne sont pas admises.
2. Toute partie contractante qui étend l'application de la présente convention à un territoire désigné dans la déclaration prévue au paragraphe 2 de l'article 21 peut, pour le territoire concerné formuler une ou plusieurs réserves conformément aux disposition du paragraphe précédent.
3. Aucune autre réserve n'est admise.

4. Toute partie contractante qui a formulé une réserve en vertu des paragraphes 1 et 2 du présent article peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire général du Conseil de l'Europe. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire général.






Quand à ce que coûte le loup c'est l'actualité sociale et économique du moment.
















samedi 24 novembre 2018

LE HARCÈLEMENT PAR LES GRANDS PRÉDATEURS EST RECONNUS NUISIBLE

Les autorités l'affirment : "Ce ne sont pas les hommes qu'on stigmatise, ce sont les prédateurs", reconnaissant ainsi que la coexistence avec les grands prédateurs n'est pas aussi simple que voudraient nous le faire croire certains évangélistes.




La symbolique du "prédateur animal sauvage"  s’applique ici à un phénomène de société qui engendre de la violence physique et morale que nous condamnons fermement.
Choisir comme symbole des prédateurs qui dans l’existence mettent en danger la vie sociale, culturelle et économique de nos campagnes pour stigmatiser les harceleurs sexuel aidera peut etre les citoyens à prendre conscience de la réalité de la prédation sur le pastoralisme. Car c'est une coexistence dans la perpétuelle violence que nous impose les grands prédateurs. Violence envers les animaux domestiques et la faune sauvage, violence envers les chiens de protections, violence envers les usagers de la montagnes, violence pour les éleveurs et bergers et en retour violence envers les grands prédateurs.
C'est exactement ce qui se passait au moyen age.

mardi 16 octobre 2018

PROTECTION DE LA NATURE, RÉENSAUVAGEMENT, À QUOI ET À QUI ÇA SERT?






EXTRAIT de l'article paru dans survival international :
Les peuples autochtones sont illégalement expulsés de leurs terres ancestrales au nom de la « protection de la nature ». Ils sont accusés de « braconnage » lorsqu'ils chassent seulement pour se nourrir. Ils risquent d'être arrêtés, passés à tabac, torturés voire tués, tandis que la lucrative chasse aux trophées est encouragée. Ils sont accusés du déclin de la faune sauvage dont ils ne sont pourtant pas responsables. La vie et les terres des peuples autochtones sont détruits par l'industrie de la protection de la nature, le tourisme et de grandes entreprises.
https://www.youtube.com/watch?v=HZmNuUKcSDs&feature=youtu.be

Rappelez vous le discours paternaliste de Hulot au sujet des africains obligés de vivre avec les grands prédateurs: LOUP, LETTRE OUVERTE À NICOLAS HULOT

Mieux connaitre le WWF champion de la délocalisation :

World Wide Fund, LA FACE CACHEE DU FOND pour LE MONDE SAUVAGE


le prince phillips fondateur du WWF pose avec son trophée 
Le WWF chapeaute l’ensemble des associations environementalistes:

Et pour couronner le tout, l'UICN qui chapeaute le WWF et qui en siégeant à l'ONU manipule l'ensemble des gouvernement.

UICN, WWF, QUAND LA NATURE N'EST QU'UN PRÉTEXTE






lundi 8 octobre 2018

LPO ET CHAMBRES D'AGRICULTURE : LE PARTENARIAT QUI À LE GOUT DE LA TRAHISON



C'est avec surprise que nous apprenons le partenariat des chambres d'agricultures de France avec la LPO. En effet, la LPO est cosignataire de plusieurs tracts contre les pratiques pastorales dont vous pouvez trouver ci dessous un exemple concret de l'idéologie qui prédomine chez les militants en recherche de reconnaissance.

Bien sûr pour la chambre d’agriculture France, le pastoralisme est une toute petite partie de l'agriculture. Mais ils est très souvent exemplaire quand à la préservation de la nature, du patrimoine, de la vie sociale et culturelle, de la biodiversité... Et aussi des oiseaux comme en témoignent les nombreux Tétra-Lyre présent sur le site Natura 2000 de Valdrome 26310 pâturé depuis toujours par des ovins. Valdrôme est aussi reconnu pour sa flore exceptionnelle, identifié pour la rareté ou la fragilité des espèces végétales, comme l'emblématique sabot de vénus ou la pivoine sauvage et ce grâce au moutons qui n'auraient jamais créé la moindre espèce selon la LPO.

Sur fond jaune les affirmations de la LPO et de la quasi totalité des ONG qui défendent le loup sans état d’Âme:

Oui, la prédation sur certains troupeaux domestiques est une réalité Beaucoup de troupeaux ne sont jamais l’objet de prédation, mais certains le sont régulièrement, par des loups ou par des chiens. Surtout lorsque d’immenses troupeaux de brebis sont laissés presque sans gardiennage ou sans protection efficace. FAUX : Les troupeaux de plus de 1200 animaux subissent toutes proportions gardées 21% des attaques, contre 40 % pour les moins de 450. 92% des troupeaux attaqués étant des troupeaux protégés (par au moins deux moyens de protection).


Le bétail tué par le loup est correctement indemnisé
FAUX : Exemple en élevage viande labellisée : un éleveur perd 1 reproducteur, il touche :
1 x 160€ + 20 % pour les dégâts annexes, quelque soit leur importance, soit dans le cas d'un reproducteur prédaté 192€.
Or les pertes s'élèvent à 240€ pour 2 agneaux non vendus (1 perdu l’année de l'attaque et 1 non vendu pour remplacement), plus 60€ pour l’animal non réformé (car prédaté). Pertes auxquelles s'ajoutent les dégâts annexes (avortements, blessures, refus de chaleurs...).
Mais plus que tout, nous n'élevons pas et nous n'élèverons jamais pour nourrir le loup!


Les brebis meurent surtout d’autres causes
Mais les brebis mortes et indemnisées par l'état sont bien mortes à cause du loup. L'éleveur n'a pas pour vocation de nourrir le loup, même s' il le fait indirectement ; car la plupart du gibier sauvage se nourrit presque exclusivement sur ses pâtures ou dans ses champs, bien plus riches en flore végétale que ne le laisse sous entendre les auteurs.

En quelques décennies, les exploitations ont évolué vers des troupeaux de plus en plus grands avec de moins en moins de main d’œuvre,
FAUX : Les chiffres officiels sont sans appel: En région paca ou la prédation atteint des records, la moyenne des troupeaux est inférieure à 400 animaux. Des troupeaux difficiles à protéger sur les exploitations du fait de la répartition des animaux en plusieurs lots (femelles en gestation, en lactation,...). Une méthode d'élevage respectueuse pour l'homme, les animaux et la biodiversité, qui a su s'adapter à la demande du marché. Une méthode incompatible avec les prédateurs qui obligent le piétinement des pelouses pour rejoindre les parcs de nuits, la concentration de déjections très polluantes dans ces derniers, la réduction du temps pâturé, la perte de rendement, la difficulté d'obtenir un produit correspondant à la demande...
Aujourd'hui comme hier, les grands troupeaux sont issus de regroupement en alpage et permettent de mobiliser plus de moyens de protection.


Mais le mouton résiste mieux dans l’arc alpin où le loup est installé
OUI, c'est justement un des éléments qui conforte l'élevage de montagne. Ceux qui en plaine souffrent de la baisse du marché, peuvent choisir en toute liberté, une reconversion agricole sous réserve que leur terres s'y prêtent. Une solidarité par ricochet qui fortifie le pastoralisme dans les régions ou il n'y a pas d'autres alternatives. De plus, on constate une inexorable diminution des effectifs depuis 2010 dans l'arc alpin. En Italie l’élevage Ovin a perdu 60 % de son effectif depuis le développement des Grands prédateurs. En Espagne En février 2015, la Commission européenne a publié un document en espagnol intitulé « Prédation du loup sur les bovins – Caractérisation du conflit et propositions pour le réduire » En effet, sur tout l’arc Nord-Portugal, Galice, Asturies, Cantabrie, très impacté par le loup, les éleveurs ont modifié la proportion gros et petit bétail de leur cheptel justement à cause de l’impact des loups sur chèvres et brebis.

Quand bien même seraient éliminés tous les loups en France, ne serait résolu aucun des problèmes de l’élevage et du pastoralisme. Une espèce protégée ne peut pas servir de caution pour faire oublier les difficultés de fond d’une filière agricole !
FAUX : le loup menace labranche qui a su tirer son épingle du jeu.
"L’agneau de Sisteron se porte bien. L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs." cf coop Sisteron.
Idem en Lozère pour la fromagerie le Fédou, mais également pour l'IGP agneau de Lozère ELOVEL qui subit 25% à 30% de pertes de production, au même titre que l'ensemble des agneaux labellisés ou des productions fromagères dans les régions impactées par le loup.
Le loup est désormais en Aveyron et impacte les producteurs du Roquefort; fleuron des produits à "haute valeur ajoutée" dans l'image de la France!
Il menace les A.O.C. dont le cahier des charges exige une obligation de pâturage, comme en Italie et enEspagne.

Les moutons n’ont jamais créé la moindre espèce
Ce ne sont pas les moutons mais l'association de l'homme et des animaux qui ont créé tout ce que nous considérons aujourd'hui comme un patrimoine exceptionnel dans un milieu préservé. Au point que l'UNESCO a classé la Lozère au Patrimoine Mondial de l'Humanité en tant que « paysage culturel de l'agro-pastoralisme méditerranéen et particulièrement représentatif de la diversité des paysages façonnés au cours d'une histoire millénaire par les hommes et leurs activités d'élevage. »

« …Lorsque les pratiques pastorales s’allègent, les espèces de la communauté végétale présentant une stratégie plus conservatrice sont progressivement favorisées au détriment des espèces à stratégie plus exploratrice. Les traits des espèces conservatrices sont connus pour leurs effets sur le fonctionnement des écosystèmes, réduisant l’appétence de la végétation et entretenant l’appauvrissement du sol...» : Thèse de Doctorat en biologie des populations Université 2 et ENSA, Stéphanie Gaucherand, 2005.

Ecologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique.
Sans commentaires !

Dans les Alpes, la concentration des moutons abîme les pelouses d’altitude jusque dans le cœur des parcs nationaux du Mercantour ou des Écrins :
FAUX : Extrait de la charte des parcs Nationaux :
"Le pastoralisme contribue à la structuration écologique et paysagère des territoires, à la constitution du patrimoine naturel et culturel des parcs nationaux et à sa gestion. Ainsi, les paysages d’alpages et d’estives offrent une biodiversité et un caractère remarquable, résultat des interactions complexes et dynamiques entre activités pastorales et milieux naturels, que les parcs visent à préserver. " Et qui mieux que les parcs avec leurs agents et techniciens peuvent constater les bienfaits du pastoralisme?

L’augmentation de la taille des troupeaux.…
FAUX : Il y a toujours eu des gros troupeaux en Provence comme en Languedoc, producteurs de laine : 1000 brebis à l’époque romaine, 2000 brebis au 18ème et 19ème siècle… Ces gros troupeaux coexistaient avec les petits troupeaux paysans. Hier comme de nos jours, il fallait beaucoup de têtes pour justifier de lourds moyens de protection. Autrefois comme aujourd'hui, tout le monde regroupait les animaux en alpage l'été par des troupeaux aussi gros voire plus important qu’actuellement… le tout dans un contexte où la première protection du bétail était assurée par un important effort de destruction des loups !

....et leur concentration sur certaines zones ont entraîné une dégradation des pelouses d’altitude et un appauvrissement considérable de la flore dans beaucoup d’alpages.
FAUX : CNRS : "En France, 84 % des surfaces classées en "haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air "
Aujourd’hui le nombre de brebis reste toujours assujetti à la flore disponible. Car contrairement à ce que voudrait laisser penser cette propagande, les éleveurs et bergers sont des individus responsables qui ne sont pas fous au point de sacrifier la ressource qu'ils gèrent depuis des millénaires.

Ce ne sont ni les écologistes ni les éleveurs qui décident du nombre, mais la pérennité de la ressource qui oblige. Ceci est d’autant plus vrai pour la production d'agneau labellisés ou de fromages A.OC. dont le cahier des charges exige une alimentation exemplaire, variée, riche et forcément pérenne.


La bergère et son troupeau sur le site Natura 2000 de Valdrome.