BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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lundi 15 janvier 2018

QUAND LES EXTRÉMISTES DE LA CAUSE ANIMALE REJOIGNENT LES EXTRÉMISTES DU TOUT SAUVAGE.

À l'attention : de tous les citoyens

Après avoir publié une lettre ouverte en réponse à une vidéo de l’association Anymal créée par Rémi GAILLARD (que vous pouvez lire ci-dessous), nous attendions de sa part une réponse.

Malheureusement, aucune réaction !
 Il n’a ni communiqué sur le sort de l’animal volé, ni présenté ses excuses sur l’amateurisme de son enquête sur la filière laitière. En effet, sur sa vidéo on peut observer que plusieurs personnes ont pénétré illégalement dans notre exploitation la nuit.
Ils ont volé des images sorties de leur contexte et volé un veau naissant encore nourri au lait de sa mère. Le but de notre action est de sortir Rémi Gaillard de sa réserve.

Alors, aidez-nous, vous, éleveurs, agriculteurs, artisans, commerçants, dirigeants d’entreprises, salariés, retraités, étudiants, élus, consommateurs, aidez nous à libérer notre veau ! Libérons-le de cette association Anymal. Il est prisonnier et otage du fanatisme idéologique.

Grâce à votre signature, notre veau aura plus chance de revoir ses congénères et sa ferme natale. Pour que justice soit rendue à notre veau, aidez nous, SIGNEZ LA PÉTITION!

Lettre ouverte d’un éleveur laitier en réponse à la vidéo de Rémi GAILLARD

Des mots en réponse à une vidéo. Voici notre réponse, je dis notre car nous sommes trois éleveurs laitiers travaillant dans une ferme familiale en Aveyron. Plusieurs personnes ont pénétré illégalement la nuit dans notre exploitation. Ils ont volé des images sorties de leur contexte et volé un veau naissant encore nourri au lait de sa mère.
Cette pseudo enquête a été motivée au nom de la lutte contre la maltraitance des vaches laitières. Nous sommes cinq fermes victimes de cette vidéo filmée à notre insu.

Tout le monde a vu ces images. Au visionnage de cette vidéo, deux mots nous viennent à l’esprit : horrifié et scandalisé.
Horrifiés de voir que des individus ont violé notre propriété privée et ont dérobé un jeune veau. Scandalisés d’entendre les commentaires de Rémi Gaillard.

Tu te présentes comme un lanceur d’alertes mais là, tu défends très mal ta cause, à savoir la maltraitance des animaux. Nous pouvons donc nous demander si l’enlèvement d’un jeune veau de son milieu de vie, n’est-il pas une forme de maltraitance ? Comment ce veau a-t-il survécu sans le lait de sa mère ? Tout simplement qu’est devenu ce pauvre veau ? As-tu pensé au stress de cet animal lors de son kidnapping ? Nous pensons qu’il est légitime de se poser ces questions. Nous te demandons donc solennellement de nous rendre notre veau.

C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. Nous sommes les premiers à visionner tes vidéos humoristiques mais dans ce cas précis, c’est la vidéo de trop car elle ne fait rire personne.

Nous, éleveurs, nous ne sommes pas n’importe qui : nous sommes des êtres humains. Nous faisons notre métier par passion depuis des générations. Nous avons des valeurs, le travail notamment. Le travail de la terre, le travail dans le respect des Hommes, le travail dans le respect des animaux, le travail dans le respect de l’environnement. Oui, nous sommes fiers de notre métier de paysans.

Nous ne faisons pas n’importe quoi : nous pratiquons, comme 99% des agriculteurs de France, une agriculture responsable. Nous travaillons dur tous les jours pour offrir aux consommateurs des produits de qualité made in France. Ces produits ne sont pas seulement des denrées alimentaires mais sont le fruit d’un dur labeur, sont l’image d’un terroir, d’un territoire et d’un savoir-faire. Ces produits représentent le travail de ces femmes et de ces hommes qui exercent leur métier par passion. Ce savoir-faire se retrouve dans les assiettes de nous consommateurs pour notre plus grand plaisir. Par cette vidéo, Rémi Gaillard insulte la profession, sali notre image et notre honneur. Son ignorance du métier de paysans entraine chez lui et chez les consommateurs non avertis la peur. Cette désinformation de la part d’un pseudo lanceur d’alertes mêlée à une enquête vide représente un réel danger pour notre société. Elle est contre productive. Le message est simple et simpliste : faire peur pour faire le buzz !

Alors réveillez vous, consommateurs ! Faites confiance à vos paysans ; venez dans nos fermes légalement bien sur, posez nous des questions via les réseaux sociaux pour vous faire votre propre opinion... Vous devez redécouvrir notre métier, notre beau métier ! Nous paysans nous devons regagner votre confiance, car il n y a rien de plus beau que la reconnaissance et la satisfaction du consommateur pour nous éleveurs.

Et donc à nous agriculteurs, éleveurs, céréaliers, arboriculteurs, viticulteurs…. de communiquer sur notre métier, d’ouvrir nos fermes pour montrer nos systèmes d’élevages, nos productions, nos pratiques, notre savoir-faire et notre savoir-être. Les médias, les réseaux sociaux, la presse sont nos alliés pour reconquérir la confiance des Français. Que de soutiens et de messages après la diffusion de cette vidéo montrent que nous pouvons et devons faire passer un message positif, un message d’espoir pour l’agriculture française.

Nous souhaitons remercier toutes les personnes qui de près ou de loin nous ont apportés leur soutien. Nous voulons remercier tous les journalistes qui ont relayé notre message et notamment les journalistes de France 3 Midi-Pyrénées pour leur très bon travail. Rémi Gaillard peut en prendre de la graine pour son travail d’enquête journalistique. Et oui, là aussi, c’est un métier !

N’oubliez pas, ne cédez pas à l’ignorance, à la peur, faites confiance aux agriculteurs de France, communiquons, échangeons mais toujours dans le respect de l’autre.
Anthony Marre, éleveur en Aveyron.

LE BILLET D'OURAGAN : La dictature de quelques minorités devient préoccupante.
Une association fondamentaliste, l'ASPAS, a produits des vidéos clandestines dans des propriétés privées en faisant croire que les éleveurs ne protègent pas leurs troupeaux contre le loup.  Le média Charlie Hebdo ayant même repris cette mascarade en affirmant que la preuve était faite.
En fait de preuves, ces groupuscules extrémistes font la preuve de leur ignorance du sujet et de leur incapacité à relayer une information dans le respect de la déontologie et des lecteurs à qui s'adresse le message.
Ici aussi le droit de réponse des éleveurs a été refusé comme il se doit de la part d'associations qui ne tolèrent aucune réaction de la part de ceux qui sont stigmatisé par cette idéologie totalitaire.

LA RÉPONSE DE MARGOT, ÉLEVEUSE, À LA VIDÉOS DE L'ASPAS


En réalité ces prédicateurs s'adressent à des adeptes dons le métier n'apporte pas d'autre satisfaction que le salaire. Et ces disciples, qui dépensent leur rémunération dans des futilités pour oublier qu'ils vivent par procuration, ne supportent pas que le paysan s'épanouisse dans son travail. Mais plus que tout, c'est notre connaissance de la véritable valeur des choses et de la vie qu'ils ne peuvent pas digérer. Des valeurs que nous acquérons dés le plus jeune age en côtoyant la nature et les animaux. Ce qui reste mystérieux pour leurs enfants à qui ils sont capables de raconter n'importe quoi, nos enfants le comprennent en observant et en participant à la vie de la ferme sans qu'il nous soit possible de les induire en erreur.
Certains extrémistes allant même jusqu’à affirmer a des classes enfantines accompagnées de leurs instituteurs qui ne trouvent rien à redire tellement ils sont hors circuit, que "les brebis sont contentes de rentrer tout les soirs à la bergerie depuis le retour des loups." Comme quoi pour ces sermonnaires, le bien etre animal c'est selon l'idéologie à véhiculer.

Et n'oubliez pas :  SIGNEZ LA PÉTITION!

mercredi 10 janvier 2018

NICOLAS HULOT DÉFEND SON PLAN RELOU(P)

Temps de lecture 6mn
Nicolat Hulot nous dévoile son plan loup à travers une vidéo.
Son discours reste inchangé. Il ne tient aucun compte des études de scientifiques qui se veulent objectives et non guidées par l'idéologie ou l'affectif, comme nous allons le démontrer.
Selon le Ministre, l'importance du loup pour la biodiversité est une vérité première : A propos du loup taxé d’«espèce parapluie», de «clé de voûte de la biodiversité», d’«indicateur de la qualité ou de l’intégrité d’un habitat» et autres idées reçues qu’ils ont inspiré eux-mêmes, Luiggi Boitani (Europe) et David Mech (USA) constatent ceci : «Les loups ne méritent pas de tels labels. Si ceux-ci ont été de formidables moyens pour déclencher les émotions, obtenir et réunir rapidement des soutiens au rétablissement des loups, il nous faut prendre conscience que ce furent là des raccourcis pour vendre un produit, plutôt que de bonnes bases scientifiques.» Behavior, Ecology and Conservation, publié en 2005

500 loups en France c'est aussi un des fantasmes de ces scientifiques qui ont fait allégeance à M. Hulot.
Le nombre de loups préconisés par les scientifiques sous la coupe du Ministre ne tient pas compte de la population transfrontalière. Hors c'est l'évidence même de tenir compte des « va-et-vient » entre pays voisins.
Selon des experts de toutes nationalités et le rapport s'inspirant de l'étude Duchamp-marboutin ( 2005), tout indique qu'une population dont le fonctionnement n'est pas satisfaisant, décline dès que la mortalité annuelle excède 32%. Pour un modèle de fonctionnement comparable à celui de nos populations en France, il faudrait un minimum de 4 meutes (soit 40 loups, p. 37). En cas de fonctionnement moins favorable ce serait plutôt 10 à 15 meutes (90 à 125 loups, p. 39).
À l'échelle transfrontalière nous concernant, 700 loups suffiraient pour assurer une population minimum viable génétiquement dont une centaine assurerait une population démographique viable pour la France.
Mais le 2eme ministre le plus riche du gouvernement préfère capitaliser ses 500 loups pour lui tout seul. sans tenir compte des loups dans les autres pays frontaliers comme l’exigent les "guides lines" de la convention de Berne..


Pour Nicolas Hulot, et son administration, le nombre de loup en France se situe autour de 360.
Jusqu'en 2011 une croissance officielle de 29 % a produit tout aussi officiellement 250 loups.
Une fois ce chiffre de 250 atteint, la croissance a mystérieusement chuté à 25, puis 20, puis 16 %. Le but de cette régression étant de minimiser les prélèvements puisque comme nous l'avons vu plus haut, 250 loups en France assureraient largement une population génétiquement viable.
Pourtant, tous les spécialistes s’accordent à dire que : au vu du nombre croissant de victimes, de départements colonisés, d'observations visuelles... le nombre de loups en France serait plus proche des 1000 que des 400. Des chiffres confirmés par les analyses ADN faites par les éleveurs qui observent des cotas de 2 à 6 fois supérieur à ceux annoncés officiellement selon les régions. Mille loups, un chiffre qui correspondrait à une densité d'occupation territoriale égale à celle constatée chez nos voisins. Car pourquoi à superficie colonisée égale, et à nombre de victimes supérieur, la France aurait une densité de loup 2 à 3 fois moindre que celle de nos voisins?


Pour Nicolas Hulot la solution serait dans la mise en place de mesures de protection :
Desprotections aussi inefficaces que contraignantes et coûteuses : Un rapport établi sur les Grands Causses par l'INRA devrait interpeller le Ministre, mais non, la messe est dite.
-La mise en œuvre de la protection modifierait le fonctionnement et les performances des élevages, les plus pâturants étant les plus impactés ; elle alourdirait le travail des éleveurs et nécessiterait le recours à du salariat ;
-Les scenario de repli important ou total en bergerie impacteraient très fortement la viabilité économique des élevages ;
-A l’échelle du périmètre et pour protéger tous les lots d’animaux au pâturage, 3 400 kilomètres de clôtures fixes, 2 850 chiens et 74 salariés seraient nécessaires ;
-Le coût annuel moyen de la protection par élevage serait de 24 000 euros (scenario conduite de troupeau non modifiée) ou 20 000 euros (conduite de troupeau modifiée a minima, afin de réduire les coûts de protection) ;
-Compte tenu de la prise en charge partielle par le plan loup 2013-2017 du coût de protection, entre 25 et 40 % des élevages laitiers seraient sous le seuil de viabilité économique ;
-La mise en œuvre de la protection dans les élevages aurait des conséquences néfastes sur les paysages et la biodiversité inféodée aux milieux ouverts, ainsi que sur la dynamique agricole locale.

Le rêve de Nicolas Hulot sur les mesures de protection devient le cauchemar des éleveurs:
Extrait : Déclaration de l'ONCFS : "...le troupeau de Cipières dans les Alpes-Maritimes, déjà attaqué 40 fois depuis le début de l’année 2017...il a été fait appel à la brigade nationale loup en complément des mesures de protection mises en place par l’éleveur : chiens de protection présents lors de l’attaque, gardiennage renforcé, parc de regroupement nocturne."
Une étude faite en Bavière est encore plus significative : 
 l'estimation du coût de la sécurisation de tous les troupeaux présents sur son territoire et présentant un risque de prédation au loup:  ovins, caprins et jeunes bovins / équins.:
  • 57.405 km de clôture nécessaire
  • un investissement de 327 millions € 
  • un coût annuel de 35 millions € -
    De quoi faire disparaître toute forme d'élevage à l'herbe de nos campagnes déjà abandonnées par les instances publiques. !
Monsieur Hulot nous explique que après avoir mis en place les mesures de protection, le berger pourra se défendre s' il est encore attaqué.
Oui Monsieur Hulot le berger sera encore attaqué CAR LES MESURES DE PROTECTIONS SI ELLES LIMITENT LE NOMBRE DE VICTIMES N'EMPÈCHENT PAS LES ATTAQUES.
Non Monsieur Hulot, ce n'est pas à l’éleveur de se défendre: La loi est très claire : L'Article L113-1 précise à l'alinéa 8°: L'ÉTAT s'attache à : Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l'ours dans les territoires exposés à ce risque

Et toujours cette odieuse comparaison avec les éleveurs Africains ou Hindous
Difficile de ne pas se sentir humilié pour ces paysans des pays Africains ou de l'Inde que l'on a soustrait de leurs terres sous prétexte de biodiversité. Le fait que des populations subissent des conditions d’existence difficile pour cohabiter avec des prédateurs justifie-t-il que nos conditions se dégradent? S’agirait-il d’ailleurs des conditions d'existence de tous les français ou seulement de celles des paysans confrontés aux prédateurs ? 

Allez-vous laisser faire chez nous ce qui s'est fait avec le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) au Botswana, où les Bushmen ont été délocalisés sous prétexte de biodiversité? Et en fin de compte pour extraire des diamants dans ces réserves qui leur sont désormais interdite.

En Inde, les peuples indigènes sont illégalement expulsés de force des réserves de tigres pendant que les touristes y sont les bienvenus.
Et que dire des chasseurs de trophées désormais bienvenus sur ces terres confisquées aux autochtones ?
Alors oui M. Hulot, ces populations sont dans des situations beaucoup plus délicates que nous autres français. Qu'allez vous donc faire ? Améliorer le sort des indigènes ou réduire la population rurale de France à vivre comme eux ?

Merci de nous avoir précisé pourquoi le sauvage vous tient tant à cœur M. Hulot : « Le sauvage c'est un merveilleux antidote à nos excès de civilisation »
La rédemption pour les milliers d’Airbus qui polluent la planète, pour les centrales qui donnent des déchets millénaires , pour les accords commerciaux sans foi ni loi passée avec les plus grands pollueurs du monde comme vient de le faire en chine notre Président auquel vous prêtez allégeance. Cette rédemption c'est à ceux qui impactent le moins la nature que vous demandez de l'assumer pour que vous puissiez continuer à faire fructifier votre capital chez HSBC. HSBC la banque la moins vertueuse du marché financier qui vient de se spécialiser dans les actions de compensation environnementale pour permettre aux pollueurs de polluer.. En savoir plus en lisant : NICOLAS HULOT, DISJONCTEUR OU FUSIBLE du GOUVERNEMENT MACRON ?


En s'accaparant la biodiversité chez ceux qui sont les seuls à avoir su la protéger, l'humanité va pouvoir continuer de polluer et détruire avec bonne conscience. Chaque année en France se sont 70 000 ha de terres agricole et de forêts qui sont artificialisées. Mais bon, puisque les biens pensants sont pour le retour du loup à n'importe quel prix dans nos zones d’élevage, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.  

dimanche 7 janvier 2018

CHARLIE HEBDO, 3 ANS APRÈS...

LOUP, QUAND CHARLIE HEBDO RENIE CE POURQUOI NOUS L'AVONS AIMÉ

Dans un N° de Charlie Hebdo en Novembre 2015  (voir en bas de page), quelle ne fut pas notre surprise d'y trouver un article "CHASSE AUX LOUPS" qui glorifie tout ce que le journal a vocation d'habitude à dénoncer. Un article de propagande dont le but est de stigmatiser et diffamer les ruraux qui sont les seuls à participer à la cohabitation avec le loup.
Car n'en déplaise à ceux qui mettent en avant cette idéologie, ce ne sont, ni Charlie, ni l'ASPAS qui a dicté son idéologie pour cet article, ni aucun des promoteurs du retour des grands carnivores dans les zones de petits élevages respectueux, qui subiront l'ombre d'une contrainte liée à cette coexistence forcée!

Pourquoi cet article peut il être considéré comme support de désinformation ? :
Parce que cet article montre toute l’ignorance de ce média quant à la réalité de terrain, il se propose de juger sans que les condamnés puissent se défendre.
Pour mieux comprendre la stigmatisation du monde rural faite dans cet article de Charlie hebdo, il est bon de connaître le support qui a servi de base pour diffamer les petits éleveurs et bergers : LOUP, VIDÉO A SENS UNIQUE

Lorsque vous affirmez : "Tant que les troupeaux ne seront pas correctement gardés et nous en avons fait la preuve..."
Non, vous n'avez fait la preuve de rien, si ce n'est celle de votre incapacité à relayer une information objective dans le respect de vos lecteurs.
Cette vidéo à laquelle vous faites allusion ne parle en aucun cas de la manière dont sont protégés ou non les troupeaux. Elle montre des lots rassemblés derrière des clôtures mobiles électrifiées conformes à la législation concernant les mesures à mettre en place pour la protection des troupeaux.
Cette vidéo ne mentionne pas : si les animaux sont rentrés le soir, ne demande pas aux éleveurs concernés pourquoi les chiens sont absents lors du tournage clandestin, ni pour quelle raison ces lots sont parqués, ni à quelle distance de la ferme, ni combien d'attaques les éleveurs en question ont subies, ni si ces éleveurs possèdent le permis de chasse et le droit de tir, ni quelle est leur position sur la prédation, ni s'ils sont éligibles aux aides, etc., etc.
Cet article juge, accable et tente de cristalliser le ressenti du peuple «éclairé» contre les «obscurantistes» ruraux. En évitant de citer les nombreux témoignages de bergers qui sont attaqués de jour en présence des chiens, ou des animaux victimes dans des parcs dont les normes sont biens supérieures à celles préconisées par le Plan National Loup, vous dévoilez vos intentions. 
Cette vidéo de propagande à sens unique ne sert qu'à prouver l'idéologie de l'association dont vous reprenez le thème sans même savoir de quoi vous parlez : "Si la cohabitation entre les moutons et les loups n’est pas possible, ce sont les moutons qu’il faut retirer de nos espaces naturels, et non les animaux sauvages !"

Lorsque vous affirmez :"les éleveurs ne sont pas soumis à mettre en place les dispositifs de protection". Dans ce cas précis, vous devriez être satisfaits puisque les éleveurs qui ne mettent pas en place les mesures de protections ne peuvent demander ni les tirs de défense, ni les tirs de prélèvements et ne feront donc aucun mal aux loups.

Lorsque vous affirmez "des centaines de millions d'euros de subventions pour les éleveurs ovins!" , vous devriez avoir honte de fustiger des paysans qui luttent pour une agriculture raisonnable face à une agriculture industrielle prédatrice pour les véritables agriculteurs, les territoires et l’environnement. Combien les médias reçoivent ils de subventions annuelles? 
En 2015, les aides à la brebis reposent sur une aide de base de 18 € (montant ajustable en fonction du nombre de brebis déclarées) aux éleveurs détenteurs d’un troupeau composé d’au moins 50 brebis (maintien du niveau actuel) avec un seuil de productivité de 0,4 agneau vendu ; les agnelles pour le renouvellement ne sont donc pas prises en compte.
En plus de cette aide de base, l’éleveur pourra percevoir :
2 €/brebis pour les 500 premières brebis par exploitation (avec transparence Gaec) ;
3 €/brebis si sa production est contractualisée ;
6 €/brebis si le taux de productivité de son troupeau est supérieur à 0,8 agneau vendu par brebis pour l’année civile 2014. Cette aide pourra être cependant versée si l’éleveur est certifié au titre d’une démarche qualité (AOP, IGP, ODG, CCP, AB) ou il s’agit d’un nouvel installé (date d’installation retenue entre le 1er janvier 2013 et le 31 janvier 2015).
En cas de pertes importantes dues à la prédation, le troupeau passant en dessous de 0,8 agneau vendu et ne touchera rien en cas de seuil descendant au dessous de 0.4.
Ndlr: ce sont surtout les petits élevages  qui sont victimes des loups et qui en appliquant ces mesures de protections incompatibles avec le cahier des charges pour les démarches qualité, risquent de perdre le label, mettant en danger leurs finances et leurs pérennités. Mais encore eût-il fallu le savoir, avant d'affirmer des inepties.

En 2015 nous avions demandé un droit de réponse au journal Charlie Hebdo qui n'a jamais daigné répondre.
La réponse de Margot, éleveuse incriminé dans ce support vidéo ne sera jamais publiée dans Charlie. 

Aujourd'hui, pour le dramatique anniversaire de l'attentat du 7 janvier, nous entendons sur toutes les ondes la voix du journaliste Fabrice Nicolino blessé au cours de cette inadmissible agression. Cela nous donne envie de zapper, car qui mieux que Nicolino peut incarner, au sein de la petite équipe du journal, la démesure du fondamentalisme du tout sauvage ?
Je cite :  "Cette grande bataille est belle, somptueuse même, et grandira tous ceux qui y participeront du bon côté de la barricade. Car il y a barricade. Et les autres vieilliront, et mourront avec une photo de loup braconné au-dessus de leur lit de subclaquant." 
A méditer : par extension, dans la rhétorique ci-dessus, un subclaquant est quelqu'un qui n'a pas conscience de vivre, qui est en mort perpétuelle, destiné à disparaître puisqu'il ne se situe pas du bon coté, du coté de ceux qui sont sûrs de détenir « la vérité » sans jamais se remettre en question et de vouloir l'appliquer à travers « cette grande belle et somptueuse bataille ». 

Article de solidarité avec Charlie écrit le 7 janvier 2015 : HORS SUJET, SOLIDARITÉ AVEC CEUX QUI ONT BERCE MA JEUNESSE

Depuis 2015, il est possible que Charlie ait écrit d'autres inepties sur la vie des bergers, mais ne comptez pas sur moi pour les lire. 


Extrait de la réponse de Margot : "Nous sortons nos brebis la journée, gardées dans des parcs électrifiés (la gestion en parcs nous permet de travailler sur les autres productions et de garder du temps pour la vie de famille,...), et les rentrons la nuit en bergerie. Le loup attaquant encore majoritairement la nuit dans le secteur, nous avons jusqu'à maintenant été épargnés. Mais nous vivons cette situation comme un sursis ; que le loup vienne à attaquer le jour et c'en est fini de notre élevage. Ce que montre cette vidéo, et c'est regrettable, c'est avant tout à quel point ses auteurs ignorent tout de nos pratiques. A terme, de telles agissements ne peuvent qu'entraîner une rupture entre la société civile et ses paysans et faire la part belle à l'agriculture industrielle que nous combattons."

mardi 26 décembre 2017

LE LOUP EN ALLEMAGNE INQUIÈTE LES PAYS BAS

Aux Pays-Bas, le loup est parfois repéré, mais en Allemagne, l'animal est de retour. Il y en a des centaines maintenant, à tel point que la discussion sur le tir du loup est à nouveau à l'ordre du jour. Le Land de Brandebourg a adopté un « plan loup » stipulant que les «loups à problèmes» peuvent être tués, mais pour les agriculteurs et les bergers ce plan ne va pas assez loin.

«Nous sommes venus vérifier le troupeau le matin, et ce que nous avons trouvé était terrible, il y avait des cadavres partout, des moutons avec le ventre ouvert et d'autres égorgés, je pouvais à peine le croire», dit le berger Marc Mennle à propos de l'attaque de son troupeau. En octobre, 23 de ses moutons ont été tués.

«Nous sommes venus vérifier le troupeau le matin, et ce que nous avons trouvé était terrible, il y avait des cadavres partout, des moutons à ventre ouvert et des gorges, je pouvais à peine le voir», dit le berger Marc Mennle à propos de l'attaque de son troupeau. En octobre, 23 de ses moutons ont été mordus à mort.


Jusqu'au début de ce siècle, le loup avait disparu en Allemagne. Depuis son retour, la population a considérablement augmenté. Les estimations varient, selon le Bundesamt für Naturschutz il y a environ 150 à 160 loups adultes en Allemagne.
Si vous comptez également les louveteaux (qui meurent souvent jeunes), il s'agit d'environ 650 animaux au total. Le fait que la population croisse si vite aurait à voir avec le grand nombre de chevreuils et de sangliers qui se promènent dans les forêts d'Allemagne.
Aux Pays-Bas, il existe des rapports sporadiques sur les loups. RTV Oost écrit qu'un fermier à Luttenberg soupçonne qu'un loup est actif dans la région. Il a trouvé quatre moutons blessés et un mouton mort le week-end dernier. Même aujourd'hui, il y avait des rapports sur les animaux morts et blessés.



LECTURE >

Les troupeaux de Mennle paissent dans les prairies de l'Elbe, au milieu du pays. Ici, dans le Land de Brandebourg, vivent la majorité des loups présents en Allemagne : environ 220 sur les 650 estimés dans tout le pays. Et plus il y a de loups, plus il y a d'attaques. L'année dernière, près de 250 animaux ont été trouvés morts dans cette province.
Actuellement le berger a pris des mesures. Toutes ses prairies sont clôturées. De plus, seize grands chiens de protection blancs dorment au milieu des moutons de Marc. Deux d'entre eux ont été subventionnés par le Land. Il en a acheté 14 autres. Il dépense des dizaines de milliers d'euros par an pour prendre soin de ces chiens, nous explique il.

Une contrainte nécessaire pour espérer que les loups restent à l'écart de ses troupeaux. Mais selon Mennle non, cela ne suffit pas dit il  : "Le loup a appris: l'être humain n'est pas dangereux, c'est pourquoi nous devons être capables de le chasser. Le loup doit réapprendre sa peur naturelle des humains."
Mais les défenseurs de la nature ne sont pas d'accord avec cela. Les quotas généraux de chasse sont trop drastiques, selon Christiane Schröder de la conservation de la nature de Brandebourg. "Il faut intervenir sur les loups qui posent des problèmes, au lieu de vouloir en tuer selon un quota annuel »

Le plan loup du Land de Brandebourg décrit ce qu'est un loup à problème. « L'animal doit avoir attaqué un troupeau deux fois et alors, seulement si le troupeau est protégé par des chiens et des clôtures, l'animal peut être prélevé ». L’environnementaliste Schröder explique: "Il ne devrait pas être facile de tirer sur un loup, c'est encore une espèce protégée." Selon Elle, le fait de tirer au hasard sur des animaux peut également avoir de lourdes conséquences sur l'ensemble de la meute. « Quand une louve allaitante disparaît de la meute, cela peut condamner la survie de ses louveteaux. »

Selon Christiane Schröder, les mesures de protection doivent être privilégiées. « Avec les clôtures et les chiens, vous finissez par apprendre aux loups que les moutons ne sont pas une proie facile, » dit-elle. En outre, elle estime que le gouvernement propose suffisamment de subventions pour financer ces mesures et indemniser les agriculteurs touchés.
Le syndicat des agriculteurs et les bergers ne sont pas satisfaits du « plan loup ». Ils considèrent cela comme un cadeau de Noël empoisonné. «Avec toutes ces réglementation et contraintes pesantes, nous sommes à la merci de bureaucrates qui ne comprennent pas la réalité», explique le biobanre Frank Michelchen au Berliner Kurier.

Le berger Mennle pensent également que cela ne fonctionnera pas dans la pratique. "C'est bien d'y penser, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne", dit-il. Il espère que ses chiens et les clôtures garderont ses troupeaux en sécurité, mais d'autres pourraient prendre les choses en main, dit-il :  « C'est comme ça que ça marche lorsque vous êtes berger. Un berger doit protéger son troupeau. »

LE BILLET D'OURAGAN
Une similitude étonnante avec ce qui se passe chez nous et partout en Europe. Une similitude qui condamne une fois de plus la propagande des environnementalistes 
En Allemagne comme ailleurs, le pastoralisme est sacrifié sur l'autel du loup.
Pourquoi? Dans quel but?
Voici peut etre, après la financiarisation de la nature et le rewilding,  un des éléments de la réponse. Un réponse qui a toujours une motivation financière :
Le marché de la viande est estimé à plusieurs trillons de dollars. les plus grands financiers investissent dans la recherche pour la fabrication de la viande issue des cellules souches non pas par charisme, mais bien pour mettre la main sur cette fortune
Plus besoin d'éleveurs, de bergers, de vétérinaire, d’abattoir, de terres.... Pour la plus grande joie des extrémistes, Végans et autre défenseurs de la nature, le adeptes du rewilding et de la financiarisation de la nature marchent la main dans la main avec les promoteurs de la viande un vitro. Une marche funeste laissant entrevoir les immenses bénéfices à venir et le contrôle total des ressources vitales pour la population.