BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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dimanche 31 janvier 2016

DROIT DE RÉPONSE DES RURAUX AUX "SCIENTIFIQUES"



"La France ne protège pas sa nature"  selon Farid Benhammou géographe, membre du Laboratoire" ruralités de l’université de Poitiers" ; Estienne Rodary chercheur à l’IRD et spécialiste des politiques de conservation dans REPORTERRE du 26/01/2016
http://www.reporterre.net/La-France-ne-protege-pas-sa-nature


« Entre guillemets et en italique » les phrases clefs de la démonstration faite par nos deux « scientifiques » Benhammou/Rodary .

Benhammou/Rodary : « Les loups subissent régulièrement des attaques depuis leur réinstallation naturelle en France en 1992. »

Fin 2011 = 250 loups dans 13 départements pour 4913 victimes domestiques
Fin 2012 = 250 loups dans 15 départements pour 6021 victimes domestiques
2013 = 250 loups dans 22 départements pour 6195 victimes domestiques
2014 = 301 loups dans 31 départements pour 8226 victimes domestiques
2015 = 282 loups, 42 Zones de Présence Permanente (ZPP) contre 39 en 2014. 2440 constats, contre 2344 en 2014,


Benhammou/Rodary : « 
Déjà, il y a trois ans, quand la population de loup s’est renforcée dans le Massif central, le Parc national des Cévennes s’était déclaré contre la présence du prédateur sur son territoire et avait demandé ces tirs. »


Extrait de la charte des parcs Nationaux signée avec les propriétaires qui mettent à disposition leurs terres:
« Le pastoralisme contribue à la structuration écologique et paysagère des territoires, à la constitution du patrimoine naturel et culturel des parcs nationaux et à sa gestion. Ainsi, les paysages d’alpages et d’estives offrent une biodiversité et un caractère remarquable, résultat des interactions complexes et dynamiques entre activités pastorales et milieux naturels, que les parcs visent à préserver. »  


Benhammou/Rodary : « Les loups reviennent en France parce que la pratique pastorale – comme beaucoup d’autres pratiques qui façonnaient historiquement les paysages français – est déjà marginalisée. Mais pourquoi s’en prendre aux loups plutôt qu’aux facteurs qui transforment ces paysages ? »

Les seules régions où le pastoralisme arrive à tirer son épingle du jeu, en proposant des agneaux de qualité labellisés grâce à un cahier des charges exigeant l'élevage traditionnel sur parcours libres,  sont celles ou les promoteurs du loup sont sans ambiguïté :
"Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs (définies par les dirigeants sans aucune concertation avec la population concernée ndlr), sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que le pastoralisme ne perturbe pas les carnivores. /…/ »  (Systèmes européens de subventions à l’élevage, et propositions de réformes favorables à la conservation des grands carnivores. UICN, WWF, LCIE 1997)


Benhammou/Rodary : « 
Car la France n’est plus (si jamais elle a été) cet Éden champêtre loué par nos élites scientifiques, industrielles et politiques. C’est un espace qui subit de plein fouet les conséquences dévastatrices d’un trinôme concentration/uniformisation/pollution : une politique européenne qui favorise les grands exploitants, une concentration de l’industrie agroalimentaire qui contrôle les semences et incite à la création de « fermes aux mille vaches », une utilisation de pesticides et d’engrais qui continue à polluer lourdement les paysages et les cours d’eau et dont des études confirment l’impact sur les oiseaux, les insectes et les agriculteurs. »


Donc la réintroduction des loups dans les zones d'élevage devient une priorité pour les écologistes. Une priorité dont la finalité est une condamnation pour les petites structures familiales qui n'utilisent ni engrais, ni pesticides... Des exploitations qui ne pourront jamais protéger leurs troupeaux et garder un mode d'élevage moderne et respectueux qu'elles ont mis en place pour s'adapter à la demande et au bien être  des animaux, de ceux qui en ont la charge et de la Nature.
photo prise par le berger pendant la garde du troupeau. image concrète de "l'éden champêtre" 
Extrait du rapport du P.N.U.E. :" le pastoralisme - la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considérée comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte /…./"
  "le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur."


Benhammou/Rodary : « ...Le rôle renforcé des collectivités locales dans les conseils d’administration a ajouté de nouvelles pressions sur les parcs : en Vanoise, aucune commune n’a accepté d’intégrer les « zones d’adhésion » censées compléter la « zone cœur » du parc. »

 Des parcs qui se conduisent en propriétaires dictateurs des espaces qui leur sont confiés par leurs possesseurs après en avoir accepté la charte.

Prenons la Vanoise puisque vous en parlez. Voici ce qui a été rétorqué au responsable du Trailers des pays de Savoie : "« Je trouverai bien une espèce protégée pour vous empêcher d'y aller ».
Sans parler du reproche fait aux photographes : "Vous nous reprochez aussi la prise de vue photographique à but lucratif en cœur du Parc. Nos prises de vues sont aussi à but promotionnel et en effet, le travail d'un photographe se paye."

Et que dire du par du Mercantour qui assigne un boulanger parce qu'il appelle ses biscuits « sablés du Mercantour »
Qui verbalise dans la commune de Saint-Dalmas le Selvage, les organisateurs d’une messe en plein air sur le plateau de Sestrière au motif que celle-ci se déroulait sans autorisation.

Les parcs, et surtout Parcs nationaux de France (PNF) jusqu'à présent, demain l'Agence française de la biodiversité (AFB), ont déposé la marque des parcs pour tout faire payer : photos des paysages (droit à l'image), création d'une marque pour chaque parc couvrant les productions (miel, vin etc...). 
De quoi justifier le rejet des populations locales qui se rendent compte, mais un peu tard, de la supercherie et de la finalité de la protection de leur nature.


Benhammou/Rodary : « Nos sauveurs de bergers ont raison de crier au loup : ils confirment par l’absurde que les Français sont majoritairement occupés à détruire et polluer l’espace dans lequel ils vivent et que la conservation de la biodiversité est fondamentalement vue comme une anomalie étrangère. »

Mais pourquoi s'acharner à vouloir protéger des zones qui sont les plus riches en biodiversité au détriment de ceux qui en sont les gardiens depuis des millénaires et au détriment des régions qui sont saccagées?
Dans le monde, plus de 20 millions de personnes ont été délocalisées des territoires les mieux préservés sous prétexte de biodiversité.



Benhammou/Rodary : « Dans ce contexte, si l’intelligentsia environnementale de gauche s’allie avec l’agroalimentaire pour nous faire croire que les problèmes des campagnes françaises viennent des loups, alors la biodiversité – et nous avec – avons du souci à nous faire. »

N'y a-t-il pas d'autres priorités, d'autre zones à réhabiliter, à protéger ? N'y a t'il pas justement, hors des zones pastorales beaucoup d'espèces autrement plus menacées que le loup ? S’agirait il pour les protecteurs de la nature de se faire une place au soleil avec un animal prestigieux et pourvoyeur de fonds inépuisables (7,15 million d'euros  pour l'étude de Wolf Alp1, 32 millions alloués aux prédateurs par le feeder en PACA). Le loup étant une autre filière d'avenir et d'emplois sans doute....



Venez chez nous, nous partagerons cette biodiversité qui s'est fort bien passée du loup pendant plus d'un siècle et qui devient tout à coup un eldorado pour beaucoup trop d'évangélistes.
Loup, la face cachée de ses défenseurs.




Nous avons bien noté que les scientifiques qui ne vont pas dans votre sens, vous les mettez entre guillemets (« groupe de scientifiques »), mais le lecteur pourra se faire sa propre opinion en lisant :
VARIATION DE LA VÉGÉTATION PASTORALE DANS LE PIÉMONT CONSÉCUTIVE AU CHANGEMENT DE GESTION DU TROUPEAU DÛ À LA PRÉDATION DU LOUP.
Battaglini L.M.(1), Martinasso B.(3), Corti M.(2), Verona M.(3),Renna M.(1) (1) Département Sciences Agronomiques, Forestières et Alimentaires - Université de Turin (2) Département Sciences Aliments, Nutrition et Environnement - Université de Milan (3) Docteur en Foresterie et Environnement - Profession libérale ;
Dix alpages des étages subalpins et alpins ont été analysés : (en Italie ou la cohabitation selon les défenseurs du loup est exemplaire ndlr)




EN CONCLUSION:
Vous trouverez ici la Réplique de trois chercheurs de l’Inra Ecodéveloppement    à l’article de Farid Benhammou, publié dans:
 "Le Courrier de l’environnement" N° 48, à la rubrique Problématiques et Débats :
« Les grands prédateurs contre l’environnement ? faux enjeux pastoraux et débat sur l’aménagement des territoires de montagne ».

  "Nous sommes dans l’obligation de répondre au Courrier car l’auteur nous fait dire exactement le contraire de ce que nous avons écrit en tant que chercheurs appartenant à la même unité de recherche."  Christian Deverre Directeur Unité d'Écodéveloppement INRA Domaine Saint-Paul Site Agroparc 84914 AVIGNON Cedex 9


vendredi 29 janvier 2016

LOUP, NICE MATIN SANS FOI NI LOI?



"Dans les Abruzzes on a trouvé une manière lucrative de cohabiter avec le loup"

titre ce journal, si d'aventure on peut encore l’appeler par ce nom. Cet article et les précédents sur "le dossier loup", nous montre la dérive de journalistes qui ne prennent pas la mesure de leur écrits, et qui utilisent l'exception pour en faire une généralité.

" En Italique et en Gras, " les phrases clefs de Nice Matin, qui sont une insulte à nos amis Italiens.


N.M. : "La présence du loup attire les passionnés de faunes sauvages. Un écotourisme qui rapporte."  Gling gling, le tiroir caisse
La voila la véritable motivation des initiés qui utilisent l'affectif des écologistes désemparés et culpabilisés par leur incroyable manque de discernement.


N.M. :"La bas on les voit à l’état sauvage". Vivant contre nature, dans un monde artificiel, sur les terres des bergers, dépossédés par des instances ou tout est pensé pour faire marcher le tiroir caisse. Dans un pays de plus de 210 h/km² ou les seuls endroits préservés sont les zones d'élevages traditionnel qu'il faut désormais protéger à n'importe quel prix pour justifier les dégâts irréversibles commis par nos sociétés.


N.M. :"Croiser de loups en liberté est une expérience très forte. D'ailleurs ça attire les touristes, EN MASSE."  Il va falloir qu'on m'explique quel est le rapport avec le respect de la Nature.
 Pendant plus d'un siècle nous avons été les seuls à vivre avec la faune sauvage sans la présence du loup, dans des zones qui sont aujourd'hui des exemples de conservation et de richesse de la biodiversité.
 Voici que tout à coup, le loup devient le rédempteur pour ceux qui n'ont plus aucune connaissance de la valeur des choses et qui son prêts à sacrifier nos mode de vie et notre profession. Un des derniers métiers dont la finalité est  l’élaboration de produits de qualité dans le respect, la traçabilité, la durabilité et la proximité.  Autant de valeurs mises à mal par une consommation effrénée de biens et services qui remettent en cause l'essence même de cette nature dont ils s'autoproclament les sauveurs.


 N.M. :" ils viennent DU MONDE ENTIER".  ...par train, avion, bateau, autobus, voiture... utilisant des infrastructures qui détruisent des millions d'hectares de terres maraîchères et de forêts de par le monde, expulsant si besoin est les habitants.
Une louange sans vergogne pour le tourisme de masse, grand producteur de CO², grand destructeur de biodiversité, exerçant une pression insoutenable sur le foncier, sur la qualité de l'eau, le respect de ceux qui ont choisi de vivre de et avec la nature...
 La faune et la flore piétinées par ces millions de touristes encadrés par des multinationales qui manœuvrent des pions en les gratifiant "d'évangélistes défenseurs de la nature"


N.M. :"Cette passionnée de la nature s’interroge "pourquoi ne fait on pas la même chose ici?"  Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que la pression mise sur les ruraux dans le but du dépeuplement des montagnes, en plus de laisser la "main libre" sur les richesses de la nature (eau, biomasse, sous sol...), favorise le contrôle social et politique à travers la standardisation de la population. Cela engendre la dépendance étroite (pour l'alimentation, l'énergie, l'information, chaque besoin de la vie) à des réseaux et des filières compliquées et toujours plus contrôlées par  des noyaux, de moins en moins nombreux et de plus en plus gros, d'acteurs économiques et politiques. cf ruralpini


N.M. :"Plus d'un millions de visiteurs par an".  Les associations regroupées dans Cap Loup parlent fièrement de plus de 2 millions de visiteurs par an.
Nous autres ruraux, pensons que les Français seraient attachés à conserver le patrimoine intact, sans le déferlement d'un tourisme de masse, comme s'en félicitent certainement à tort, l'ensemble des défenseurs du loup.

De même, nous pensons qu'il faut un équilibre en toutes choses, et par respect pour cette Nature que nous avons su préserver pour les générations futures, des millions de visiteurs seraient néfastes pour la faune et pour la flore.

Actuellement, le pastoralisme est un vecteur important d'un tourisme familial et respectueux, comme vous pourrez le voir dans toutes les brochures des offices de tourisme, faisant vivre les autochtones qui ne veulent pas de structures industrielles pouvant accueillir ces millions de touristes.

Dans les Abruzzes aussi Nunzio Marcelli, Président de l'Association Régionale de Producteurs Ovicaprins l'affirme: "Pour quelques centaines de brebis, des étrangers et des italiens arrivent en groupes à Anversa degli Abruzzi : pour suivre le troupeau, marcher avec lui dans les zones non contaminées de notre Région, et Marcelli souligne: «zones que justement le pastoralisme a su conserver intactes pendant des millénaires, avec leur charme et leur biodiversité ».


N.M. :"Pour diminuer les pertes sur le cheptel bovin, il serait nécessaire d’organiser les naissances en enclos".  Encore un des prémices vers l’élevage industriel, déjà évoqué dans l'article de Nice Matin sur le berger à la solde de Wolf Alp.

En Italie aussi, les bergers l'ont très bien compris:
"Voilà à quoi sert le loup - Une autre vision du Projet WolfAlps"



Et toujours la même propagande à sens unique, si chère à Nice Matin; tous ces boniments reflètent désormais la mentalité réductrice de ce quotidien:
 N.M. :"Comment se passe la cohabitation des éleveurs dans cette région?".  L'Italie est le pays qui a connu la plus forte baisse de l’élevage ovin ces dernières décennies avec plus de 60% d'abandon." 
"Il y a seulement 50 ans, il y avait des millions de brebis sur ces pâturages et sur nos drailles." affirme Nunzio Marcelli, président de l'Arpo.

Alors que chez nous dans les Alpes l'activité se maintient. Mais combien de temps allons nous résister à de telles pressions idéologiques et mensongères?


 En Italie, ceux qui continuent n'en peuvent plus et le font savoir:




Extrait de : Grands prédateurs : Prise de position ferme des organisations agricoles par le professeur Michele Corti qui a organisé une conférence le 17/12/2015 dont vous trouverez ici le compte rendu: En Italie comme ailleurs

"La «coexistence», la «cohabitation» présuppose qu'il y ait une volonté de la part des deux partenaires de la relation, sinon il ne s'agit pas de cohabitation mais d'un viol permanent. La «cohabitation» avec les grands prédateurs est imposée par la technocratie verte, par une nouvelle forme d’autoritarisme biopolitique, de contrôle social et territorial («par nature sauvage interposée ») qui nous renvoie à d’autres époques, rétablit le servage et justifie l'impossibilité, pour ceux qui sont porteurs d'intérêts légitimes, de les faire valoir démocratiquement."

Extrait de :  IbriWolf, MedWolf...: quand les tentatives de solution deviennent le problème, par la psychosociologue Lucia Morelli,

"Il est à la fois banal et choquant de constater le bouleversement des données d'une réalité dont on est témoin oculaire. Je veux parler des conséquences dévastatrices que subissent le pastoralisme et ses dérivés à cause de l'application de la directive UE Habitats n°43 de 1992.
De la part des animalistes, fomenter une «guerre» contre les éleveurs, en leur envoyant des projectiles aux connotations négatives infamantes, est un moyen qui ne sert qu'à exalter la dynamique émotive de fond du problème, celui du besoin de trouver un ennemi à abattre, après l'avoir défini à ses propres yeux et aux yeux des autres comme «coupable» et donc méritant une «juste» punition. Exactement ce que faisait le loup de la fable de Phèdre qui, pour légitimer son agression sur l'agneau, l'accusait de lui salir l'eau du ruisseau où tous les deux buvaient, sourd au fait que l'agneau buvait en aval par rapport à lui."


NICE MATIN VOUS, C'EST LA PROFESSION QUE VOUS SALISSEZ, C'EST VOTRE DROIT.  Mais nous ne vous laisserons pas nous salir par vos reportages indignes d'une presse libre, éclairée et objective.













lundi 25 janvier 2016

LOUP, MOBILISATION POUR DÉFENDRE CEUX QUI ONT ÉTÉ POUSSÉ À BOUT PAR LE PROFESSEUR






Mende, le 25 janvier 2016

Objet : Mobilisation de soutien
JEUDI 4 FEVRIER 2016

À partir de 9h00 
Devant le Palais de Justice
27 Boulevard Bourrillon, 48000 MENDE


Jeudi 4 février 2016, la Coordination Rurale de Lozère se mobilisera devant le Palais de Justice de Mende à partir de 9h00 pour soutenir les 7 agriculteurs de la CR48 poursuivis pour destruction et violences aggravées.

Fin 2015, des agriculteurs de la CR48 s'étaient rendus dans les locaux de l'Alepe (Association Lozérienne pour l’Étude et la Protection de l'Environnement) pour y déposer notamment des carcasses de brebis tuées par le loup. Désarmés suite à de nouvelles attaques, les éleveurs souhaitaient s'entretenir avec les responsables de l'Alepe, suite à un article pro-loup publié dans Lozère Nouvelle.

A travers la mobilisation du 4 février, la Coordination Rurale de Lozère souhaite non seulement soutenir ces 7 agriculteurs, mais aussi dénoncer l'idéologie et les accusations trop nombreuses qui sont faites à l'encontre de la profession agricole par des associations écologistes. L'Alepe en est l'exemple même, cette association se porte systématiquement partie civile dans toutes les affaires juridiques qui concernent des agriculteurs.

La CR48 proteste contre cet acharnement qui ôte aux agriculteurs toute liberté d'entreprendre. Nous
comptons sur votre soutien, mobilisez-vous le 4 février ! Prouvons aux écologistes que nous sommes
encore plus nombreux qu'eux sur le territoire que nous entretenons !


Hervé SAPET, Président de Lozère d’Avenir - CR 48
Lozère d’Avenir - Coordination Rurale 48
3 Bis rue du Salaison - Le Méridien Bat A - 34740 Vendargues

Tel : 04 66 32 11 98

Mail : lozeredavenir48@coordinationrurale.fr

Site : www.crlr.fr

La culture de la Terre pour nourrir les Hommes





Lien pour comprendre comment les environnementalistes poussent à bout la minotité qui subit la prédation :




LOUP, L'ADMINISTRATION VEILLE A SON DÉVELOPPEMENT DANS LES ZONES D'ÉLEVAGE

Attention particulière pour les parlementaires, les élus, responsable d'associations, syndicats, éleveurs et bergers.

L’administration travaille toujours au développement de la présence du loup sur les espaces d’élevage avec notamment pour grande ambition de supprimer beaucoup d’indemnisation qui ne seraient, apparemment plus limités aux seuls professionnels de l’élevage.
Ce projet probablement établi par une poignée de fonctionnaires écologistes (et ils sont beaucoup trop nombreux à profiter du prédateur pour se faire une place tranquille) prévoit déjà la loi biodiversité avant son adoption définitive et avant de connaitre les décrets d’applications qui pourraient en découler.


Le projet concerne à priori la totalité du territoire, et pas seulement les zones de présence actuelle, compte tenu du développement du prédateur partout en France. Cependant, les instances Européennes pour les grands prédateurs (LCIE) ont prévu ( Systèmes européens de subventions à l’élevage, et propositions de réformes favorables à la conservation des grands carnivores ) :
 " « Page 20 - L’Etat devrait pouvoir affirmer clairement que la population de loups a vocation à s’étendre sur le territoire français, mais pas nécessairement dans toutes les zones. Des territoires inadaptés à sa présence: Secteurs du centre et de l’ouest de la France particulièrement axés sur l’élevage intensif où sa présence sera inappropriée. /…/ renforcement du prélèvement rendant le loup inapte à son installation /…/.!"

Quelques extraits qui donne une idée de l'avenir:
"A partir de 2028, les éleveurs auront l'obligation de s’assurer à titre individuel contre les prédations..;"
Quelle seront les assurances qui voudront prendre en charge les quelques rescapés en 2028? Ces quelques rescapés, si il en reste, canaliseront toute la pression des prédateurs.

"l'objectif de former 2200 chiens de protection par an..." une mesure qui laisse pantois lorsque l'on connait la problématique de ces chiens alors que des communes refusent les troupeaux avec chiens de protection sur leur alpages.


Nous voyons ici toutes les incidences et les dangers de cette loi pour l’élevage extensif, qu’il soit en montagne ou en plaine. A priori, la totalité des propositions du projet sont à refuser et confirme qu'aucune présence de loup en zone d’élevage y compris estives et alpages utilisés ou potentiels doit être exigée.
A la profession de se prononcer et aux éleveurs de juger.


DERNIÈRE MINUTE, APRÈS CONTACT AVEC LA D.R.E.A.L. R.H. , CE PLAN LOUP 2018/2022 SERAIT UN FAUX.


Mais pour ceux qui connaissent le dossier et les orientations des promoteurs des grands carnivores dans les zones d'élevage, il n'y a rien de nouveau. Rien que nous n'ayons pas déjà entendu.

Alors, FAUX VRAI document de travail que personne n'aurait du voir?
Ou VRAI document qui devient FAUX lorsqu'il est se dévoile avant l’heure?


dimanche 24 janvier 2016

LOUP, LA COHABITATION IDYLLIQUE SELON NICE MATIN

« En Italique et en Gras, » les phrases clefs de la cohabitation idyllique d'un éleveur Italien avec les loups. (Selon Nice Matin)


N.M. :« Depuis que le loup est revenu il faut être constamment présent. Je n'ai pas le choix : »
Ceux qui profitent des acquis sociaux de l'ensemble de la classe laborieuse sont ils prêts à renvoyer les bergers au moyen age ?
Une chose est sure, aujourd'hui, la quasi totalité des bergers sont des êtres humains formés dans des écoles et enclin à vivre comme tout un chacun. Ils choisissent ce métier sachant qu'ils ne seront pas au 35 heures, avec RTT et horaires aménageables. Vouloir les obliger à sacrifier leur vie familiale et sociale condamne irrémédiablement le pastoralisme, source de préservation d'une biodiversité riche et durable « En France, 84 % des surfaces classées en " haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air » CNRS

Témoignage d'un Militant Confédération Paysanne : L'organisation des journées a changé. Regrouper les animaux, qui pâturent parfois loin des villages, se fait « au détriment des foins, de la culture de céréales, de la vente directe », détaille-t-il. Puis le loup a peu à peu appris à franchir les clôtures. « Après une attaque, on s'épuisait à chercher les bêtes, vivantes ou mortes. Les attaques se sont renouvelées, parfois à 200 m du village. En 2012, Thomas et sa compagne ont finalement lâché l'affaire : « on ne voulait plus vivre ça et on s'est dit qu'on n'était pas là pour nourrir le loup ». Son voisin, toujours en activité dans le village de Glandage, Haut Diois, confie : « il y a un surcoût de travail, et au final ça ne marche pas, c'est insupportable ».


N.M. :« La question se pose d'évoluer vers des cheptel plus petit ou de prévoir une personne de plus en alpage. »
Solution financièrement absurde, voici peut être une manière plus délicate de la part d'un technicien au service de la protection des loups, pour confirmer celle de l'Europe à propos de la cohabitation impossible :
« Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs (définies par les dirigeants sans aucune concertation avec la population concernée ndlr), sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/ »


N.M. :« La présence physique est un facteur clef. » 
"Les attaques se produisent de jour comme de nuit depuis trois-quatre ans. La proportion d’attaques en pleine journée ne cesse de croître. Des attaques qui se produisent malgré la présence de bergers et de chiens de protection." DDT, ONCFS, DREAL R.H.

Un berger des Alpes-Maritimes a vu son troupeau attaqué par une meute de sept loups au bord d'une barre rocheuse. La fuite des brebis vers la falaise, l'emportant au passage, a failli lui coûter la vie. Plus de 20 animaux ont sauté. C'est la huitième attaque sur ce troupeau cette saison malgré une présence humaine permanente et 11 chiens de protection.

Les loups ont frappé à nouveau à Villeneuve d'Entraunes, Mais cette fois, l'attaque a fait des dégâts d'une autre nature: Didier Trigance avait 7 chiens de protection. Des chiens patous et Estrela. Les chiens se sont battus avec les loups et un seul est sorti indemne de l'attaque. Un chien a été tué par les loups, un autre, blessé, a dû être euthanasié hier après-midi. 4 sont grièvement blessés.




N.M. :« En fonction de la présence du loup il est conseillé de réduire les mouvements des brebis en alpage et d'éviter de les déplacer le soir. »
Les prémices vers l'élevage hors sol. Une des finalités que les Italiens ont compris depuis bien longtemps et ceux d'entre eux qui se sont recyclés dans le bovin, subissent toujours la prédation : « Un éleveur a remplacé ses ovins par des bovins au fond d'une des vallées, pensant qu'il aurait moins de problèmes. Mais les loups ont attaqué plusieurs de ses veaux cette année ainsi qu'une mule. »


L'exploitation,qui était d'abord un élevage de brebis (laitières en AB, Italie. ndr), a complètement été anéantie par le prédateur entre 2007 et 2010. Durant l'été 2010 les ovins ont été remplacés par des ânes. Voici une photo envoyée par l'éleveur :



Toscane : L'industrie laitière, voit son activité compromise par manque de lait de qualité, produit de brebis vivant au pâturage, aujourd’hui en partie remplacé par un lait moins aromatique de brebis enfermées dans des abris nocturnes et mangeant du foin. On a créé un système contre nature et contre tout bon sens : les brebis sont à l’intérieur et les loups ... au pâturage. 



N.M. :« Ces enclos sont lourds, difficile à transporter et à planter. »
Tous les enclos mobiles de plus de 1 m sont quasi impossible à transporter et à mettre en place. De plus, par temps de pluie ou avec un fort vent, il se couchent facilement.


N.M. :« On m'a conseillé de mettre un maximum d'espace entre les 2 enclos qui protègent les animaux. »
Ce qui reste valable et monnaie courante pour des enclos fixes est absolument inconcevable pour des enclos mobiles.

"Malgré des montants alloués à la protection des troupeaux, il est indéniable de constater que le nombre d’attaques augmentent chaque année, même si l’on peut imaginer que les pertes d’animaux seraient encore pire sans les mesures de protection." DDT, ONCFS, DREAL R.H.



Au chapitre « Trouver les compromis. » cette belle histoire de cohabitation révèle des dessous sans équivoque.

Comment cet éleveur arrive à vivre avec 130 brebis, sans aucun temps libre : (fourrage pour l'hiver, entretien des cultures nécessaires aux animaux, vie de famille, vie sociale...) ?

Qui aura la folie de sacrifier sa vie familiale, sociale… en acceptant une telle pression qui conduira inévitablement à la dépression, et aboutira au final à la disparition d'un pastoralisme respectueux.


A Glandage, dans le haut Diois, ou l'association ASPAS a traité les éleveurs de glandeurs, le village d'une centaine de personnes, en bout de vallée, est passé de sept à quatre éleveurs.

Comment un média, en se basant sur un exemple trop idyllique pour ne pas être considéré comme suspect, peut il avec une telle certitude mettre en opposition ce témoignage face aux travaux des instances officielles et à la réalité de terrain? S'agit il de plaire à la clientèle dans le mépris de la réalité alors qu'un journaliste se doit d’être exemplaire?

Les pays qui subissent le loup depuis longtemps ne sont plus en mesure de rivaliser avec nos élevages. (Italie, 60 % d’élevages en moins en 40 ans, stabilité dans les Alpes Française) Mais combien de temps resterons nous opérationnels?


A y regarder de plus prés, on s'aperçoit que derrière toute cette communication il y a la signature de Wolf.Alps.
Ceux qui sont honnêtes et qui voudront avoir une vision plus large que celle de Nice Matin, journal en perpétuelle crise existentialiste, pourront se rendre compte à la lecture du projet Wolf Alp, qu'il est pensé et écrit d'une façon très professionnelle et qu'il est taillé sur une vision d'un monde alpin couvert de forêts et peuplé d'animaux sauvages, mais sans activités humaines qui sont pourtant plusieurs fois millénaires et dont les finalités sont les paysages que nous connaissons et une richesse naturelle nulle part ailleurs aussi bien préservée.
"Un minimum de sagesse et de clairvoyance devrait pourtant faire comprendre que les Alpes méritent une politique de montagne d'un autre souffle."

Que des écologistes bienveillants imaginent une merveilleuse cohabitation est un fait qui peut se comprendre, c'est leur droit et le résultat d'un manque total de connaissance du sujet. Mais qu'ils en choisissent les modalités, sans tenir compte des réalités et de ceux qui au final, seront les seuls à en subir les conséquences, en est une autre. D'autant qu'un jour il faudra expliquer les motivations et rendre des comptes.

Plus de 20 millions de personnes sont délocalisées aujourd'hui dans le monde sous prétexte de biodiversité. 20 millions de personnes qui impactaient très peu la nature et surtout bien moins que ceux qui dirigent les instances qui ont pris ces décisions, comme le WWF (2millions de chiffre d’affaire par jour) au sommet de la pyramide de la réintroduction des loups dans les zones d'élevage.

Posons nous la question de savoir pourquoi un animal dont la situation est non préoccupante dans le monde et en Europe (UICN page 49 Liste rouge de la faune) devient strictement protégé dans les zones d'élevage des pays à fortes densité humaine ?







jeudi 21 janvier 2016

LOUP, COMPRENDRE POURQUOI IL EST IMPORTANT QUE LES ÉLEVEURS DISPARAISSENT

OU "LA FACE CACHÉE DES DÉFENSEURS DE LA NATURE "tome II


L’article 33 du projet de loi institue des « obligations de compensation écologique ».

 Il offre aux aménageurs et aux industriels la possibilité de remplacer ce qu’ils détruisent à un endroit par un bout de nature supposé équivalent à un autre endroit.

On détruit une rivière et des centaines d’hectares en Bretagne, on en restaure l’équivalent en Auvergne.
 Comme si tous les milieux naturels se valaient... « Ce dispositif menace très directement l’activité agricole, les pratiques agronomiques et les pratiques contractuelles qui les régissent », alerte le collectif "Semons la biodiversité". 
Ce projet de loi crée par ailleurs des banques d’un nouveau genre, des « réserves d’actifs naturels » gérées par des acteurs privés, auxquelles les opérateurs pourront faire appel pour satisfaire « leurs obligations de compensation ». S’achemine t-on vers des banques privées de biodiversité, comme il en existe aux États-Unis depuis 20 ans ?


L’efficacité réelle de ces banques pour la protection de la nature n’est toujours pas démontrée. En France, une seule expérimentation de « réserve d’actifs naturels » est menée depuis 2008 par une filiale de la Caisse des dépôts, la CDC-Biodiversité, dans la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône). Là, les aménageurs peuvent s’acquitter de leurs obligations de compensation écologique en se procurant auprès de la CDC-biodiversité des actifs naturels au prix de 47 000 euros l’hectare. 

Ils financent ainsi la restauration de cette petite steppe classée réserve nationale tout en se procurant des « droits » à détruire ailleurs. Un collectif composé en partie de chercheurs souligne qu’« il serait vraiment prématuré d’institutionnaliser ce type de pratiques, sans bilan critique de cette expérience pilote »« Maintenir ces dispositions reviendrait à accepter la privatisation de la conservation et protection de la biodiversité », appuie le collectif "Semons la biodiversité".

 Les sénateurs suivront-ils les avis des citoyens qui placent l’intérêt général avant les intérêts économiques privés ?

EN RÉSUMÉ:

Plus les petits agriculteurs subiront la pression des environnementalistes  peu regardants,  plus le nombre d'hectares riches en biodiversité  qu'ils ont su préserver sera une manne bon marché (+/- 500€ l'hectare) pour les futures banques vertes ( 47 000€/ha) qui se les partagerons avec les multinationales dont la finalité est aussi de faire de l'argent, je cite:

 "la  transformation  des  problèmes causés  par  l'actuel abandon des  terres à grande échelle en opportunités pour l'homme et la nature, offrant ainsi  une possibilité réaliste de rentabilisation de la nature sauvage en Europe. À côté de nombreuses autres façons de rentabiliser l'état  sauvage,  plusieurs  régions  ont  le  potentiel  pour  proposer  à  partir  de  la  faune  des  attractions  touristiques de classe internationale."


LOUP, LA FACE CACHÉE DES PRÉDATEURS




Les banques et multinationales voient la nature qui se raréfie comme un nouvel eldorado à conquérir et à privatiser, et avancent pour cela une double promesse. La promesse, jamais vérifiée, de remplacer ce qui est détruit à un endroit par un bout de nature supposée équivalent à un autre endroit. Et la promesse de pouvoir poursuivre la construction de nouvelles infrastructures, tout en préservant la nature, alors que l'équivalent d'un département de terre agricole et naturelle disparaît tous les sept ans.
http://www.reporterre.net/Le-projet-de-loi-sur-la

La compensation en matière de biodiversité a comme conséquence que la protection de l’environnement n’est plus qu’un sous-produit d’un projet commercial, marginalisant les communautés et menaçant leur droit à la vie. La nature joue un rôle important pour les communautés locales, que ce soit du point de vue social, spirituel ou de leur subsistance. Ces valeurs ne peuvent pas plus être mesurées, estimées ou compensées que ces communautés ne peuvent aller vivre ailleurs.
http://www.reporterre.net/L-arnaque-de-la-compensation-pour

La compensation en matière de biodiversité sépare les gens du milieu où ils ont grandi, où s’enracine leur culture, où leur activité économique se déroule depuis des générations.